Le semis de printemps a débuté dans certaines régions de la Saskatchewan, tandis que d’autres sont confrontées à des retards dus aux inondations et au ruissellement. Actuellement, seulement 3 % des cultures prévues pour 2026 ont été semées, en deçà de la moyenne des cinq dernières années de 12 % et de la moyenne des dix années précédentes de 13 %. Les températures froides, les sols gelés et les routes endommagées ralentissent le progrès des semis dans de nombreuses zones, mais une amélioration est attendue dans les semaines à venir.
La région sud-ouest est la plus avancée, avec 7 % de semis réalisés. La région sud-est progresse également avec 5 % de semis achevés. En revanche, la région ouest-central n’a rapporté qu’un pour cent de semis, tandis que les régions est-central, nord-est et nord-ouest signalent toutes des retards.
Les cultures céréalières telles que le triticale et le blé dur mènent le mouvement des semis, alors que les cultures de légumineuses et d’oléagineux commencent à peine. Voici l’état d’avancement des semis :
Cultures céréalières
- 16 % pour le triticale;
- 10 % pour le blé dur;
- 4 % pour l’orge;
- 2 % pour le blé de printemps et l’avoine;
- 1 % pour la graine de canari.
Cultures de légumineuses
- 6 % pour les pois;
- 4 % pour les lentilles;
- 3 % pour les pois chiches.
Cultures oléagineuses
- 3 % pour la moutarde et le canola;
- 2 % pour le lin.
Le manque d’humidité observé au cours de la dernière semaine permettra aux champs saturés de commencer à s’assécher, facilitant ainsi le démarrage des opérations de semis. Les plus fortes pluies enregistrées ont eu lieu à Rockglen avec 8 millimètres (mm), suivies par la région de Carnduff avec 3 mm.
Bien que les conditions d’humidité du sol soient principalement adéquates à l’échelle provinciale, certaines zones ressentent une sécheresse ou un excès d’humidité.
Humidité du sol des terres agricoles :
- 24 % en surplus;
- 69 % adéquate;
- 7 % en manque.
Humidité du sol des prairies :
- 14 % en surplus;
- 71 % adéquate;
- 14 % en manque;
- 1 % très en manque.
Humidité du sol des pâturages :
- 10 % en surplus;
- 71 % adéquate;
- 18 % en manque;
- 1 % très en manque.
Les producteurs de bétail dans les régions ouest-central et sud-ouest espèrent des précipitations dans les semaines à venir pour soutenir les réserves d’eau et les conditions des pâturages tout au long de la saison. En avril, un ruissellement printanier a été signalé, avec des données provinciales indiquant 32 % en dessous de la norme, 32 % à la normale et 36 % au-dessus de la norme. 81 % des journalistes agricoles ont signalé que le volume de ruissellement serait suffisant pour reconstituer les étangs et autres plans d’eau dans leur zone. Mentionnons que dans les régions ouest-central et sud-ouest, 61 % et 45 % des répondants respectivement ont déclaré que le ruissellement ne serait pas suffisant pour reconstituer les étangs de leur région.
De plus, les conditions des pâturages ont également été rapportées à la fin d’avril, avec des données provinciales indiquant que 6 % des pâturages étaient en excellent état, 42 % en bon état, 24 % en état moyen, 20 % en mauvais état et 8 % très mauvais.
Avec le temps plus sec cette semaine, certains producteurs commencent à semer, à procéder à des traitements pré-semis pour le contrôle des mauvaises herbes, à passer les herses et à ramasser les pierres, tandis que d’autres patientent que les eaux se retirent et que les terres s’assèchent. Les éleveurs s’affairent à la mise bas, certains terminant la saison. Alors que le bétail est transféré vers les pâturages, les producteurs vérifient et réparent également les clôtures.
À l’approche du printemps, il est rappelé aux producteurs de veiller à leur sécurité lors de leurs activités de terrain et de prêter attention aux lignes électriques aériennes tout en déplaçant leur équipement dans les champs et les exploitations.
Points importants à retenir
- Le semis de printemps progresse lentement à cause des conditions climatiques défavorables.
- Les cultures céréalières, en particulier le triticale et le blé dur, montrent une avance dans les semis.
- Les producteurs doivent rester vigilants face aux risques de sécheresse et d’excès d’humidité dans certaines zones.
- Les producteurs sont en quête de meilleures conditions pour le pâturage et l’eau pour le bétail.
- Il est crucial de veiller à la sécurité lors des activités de printemps, notamment en matière de déplacement d’équipement.
En tant que journaliste, je ne peux m’empêcher de penser à l’importance cruciale de ces enjeux pour nos agriculteurs. Les attentes varient à chaque saison, mais cette année, elles semblent particulièrement d’un poids significatif. L’équilibre entre la sécheresse et l’excès d’humidité pourrait façonner des mois à venir pour ceux qui dépendent de la terre. Alors que nous suivons cette situation, il est essentiel de s’intéresser à la manière dont ces défis impactent non seulement les récoltes, mais aussi les vies qui en dépendent.





