Les compagnies aériennes qui annulent des vols en raison de pénuries de carburant cet été devront tout de même indemniser les passagers, a affirmé le commissaire européen aux transports, Apostolos Tzitzikostas. Dans une déclaration au Financial Times, il a précisé que les hausses de prix ou les pénuries de carburant ne constituent pas des circonstances extraordinaires protégeant les compagnies aériennes européennes des réclamations des passagers.
« La hausse des prix du carburant est la raison pour laquelle nous faisons face à des annulations de vols et si elles annulent des vols sans circonstances extraordinaires, elles devront rembourser les passagers », a-t-il déclaré.
Bien que la législation européenne reste en vigueur au Royaume-Uni après le Brexit, le gouvernement de Keir Starmer est libre d’adopter une position différente. La semaine dernière, il a été révélé que les sanctions contre les compagnies aériennes qui annuleraient des vols britanniques en raison de pénuries de carburant avaient été assouplies.
Ryanair, la plus grande compagnie aérienne d’Europe, a annoncé cette semaine qu’elle ne prévoyait pas d’annuler ses vols d’été, ayant sécurisé ses contrats de carburant avant le début de la guerre en Iran.
En revanche, d’autres transporteurs, tels que Lufthansa et Aer Lingus, ont déjà procédé à des annulations. Les propos de Tzitzikostas interviennent alors qu’un dirigeant d’une grande compagnie asiatique estime que la crise du carburant est plus grave que celle du Covid-19, lorsque de nombreux vols étaient cloués au sol en raison des restrictions de voyage mondiales. « J’ai pensé avoir tout vu avec le Covid… mais avoir vu le prix du carburant tripler – c’est bien pire », a déclaré Tony Fernandes, directeur général d’AirAsia.
Les prix du carburant ont fortement augmenté depuis le 28 février, lorsque les États-Unis et Israël ont lancé des opérations militaires en Iran, ce qui a mis à mal les exportations pétrolières du Moyen-Orient.
Un porte-parole de Ryanair a précisé : « Nous avons couvert 80 % de notre carburant à 67 dollars le baril jusqu’en mars 2027, ce qui représente moins de la moitié des prix actuels du marché. Nous ne prévoyons donc pas de réduire notre programmation cet été. »
Un porte-parole du gouvernement britannique a ajouté : « Les compagnies aériennes britanniques confirment qu’elles ne constatent pas de pénurie de carburant à l’heure actuelle. Le carburant est généralement acheté à l’avance et les aéroports ainsi que les fournisseurs conservent des stocks pour assurer leur résilience. »
« Nous continuons à travailler avec les fournisseurs de carburant, les aéroports, les compagnies aériennes et des homologues internationaux pour maintenir les vols », a déclaré un représentant du Département des transports.
Malgré ces défis, AirAsia se projette vers l’avenir en consolidant ses perspectives à long terme. La compagnie a finalisé un contrat de 19 milliards de dollars pour l’achat de 150 avions Airbus A220-300 canadiens à partir de 2028, un projet qui pourrait se doubler si la demande augmente. Ce contrat, annoncé dans l’usine d’Airbus à Mirabel, dans la banlieue de Montréal, représente la plus grosse commande de l’histoire de l’aviation canadienne.
Cela devrait également apporter un soutien aux travailleurs d’Irlande du Nord, prévoyant des années de travail à l’usine Short Brothers de Belfast, qui fabrique les ailes de l’Airbus A220.
Points importants à retenir
- Les annulations liées aux hausses de prix du carburant ne sont pas protégées par la réglementation européenne.
- Le gouvernement britannique envisage de flexibiliser les pénalités pour les annulations de vols.
- Ryanair semble résiliente grâce à ses contrats de carburant prévus à l’avance.
- Les compagnies comme Lufthansa et Aer Lingus essuient déjà des annulations.
- AirAsia investit dans son avenir en passant une commande significative auprès d’Airbus.
En tant que voyageuse, je me sens interpellée par cette situation. L’avenir des voyages aériens semble incertain avec ces fluctuations de prix. Cela m’amène à réfléchir sur l’importance de la résilience des compagnies et sur la manière dont nos choix peuvent influencer notre expérience en tant que passagers. Il est essentiel d’envisager comment ces défis mondiaux impactent notre désir d’explorer le monde. Est-ce que cela ne devrait pas nous inciter à redéfinir nos attentes vis-à-vis du secteur aérien et à envisager des alternatives ?





