Acide folique : pourquoi le gouvernement souhaite-t-il l’ajouter à notre farine ?

Acide folique : pourquoi le gouvernement souhaite-t-il l'ajouter à notre farine ?

Le ministère de la Santé a annoncé mardi le lancement d’une consultation sur la fortification systématique de la farine blanche avec de l’acide folique, dans le but de réduire l’incidence des malformations du tube neural en Irlande.

Cette consultation permettra de recueillir les avis du public ainsi que des professionnels du secteur afin d’élaborer la politique et la législation à venir.

Mais qu’est-ce que l’acide folique et pourquoi cette proposition est-elle examinée ?

L’acide folique est la version synthétique de la vitamine folate, également connue sous le nom de vitamine B9. Il présente plusieurs avantages, dont le principal est la réduction des malformations du tube neural chez les fœtus. Selon le Health Service Executive (HSE), l’acide folique est utilisé pour traiter ou prévenir l’anémie due à une carence en folate, qui affecte le bon fonctionnement des globules rouges, et favorise un développement normal du cerveau, du crâne et de la moelle épinière du fœtus pendant la grossesse. Cela aide à prévenir des conditions telles que le spina bifida.

En Irlande, le taux de malformations du tube neural est supérieur à la moyenne européenne. Des recherches montrent qu’une consommation suffisante d’acide folique peut prévenir jusqu’à deux tiers de ces malformations. Les femmes ont souvent du mal à obtenir assez d’acide folique uniquement par leur alimentation, ce qui rend nécessaires les aliments enrichis et les suppléments d’acide folique.

Jennifer Murnane O’Connor, ministre d’État responsable de la santé publique, a exprimé l’espoir de diminuer l’incidence des malformations du tube neural à l’avenir en « augmentant la consommation d’aliments enrichis en acide folique et en encourageant la supplémentation ».

Les recommandations actuelles en matière de santé indiquent que toutes les femmes pouvant tomber enceintes devraient prendre un supplément de 400 microgrammes (mcg) d’acide folique chaque jour, même si elles ne cherchent pas activement à concevoir. Si une femme est enceinte ou essaie de l’être, il est conseillé de continuer à prendre de l’acide folique jusqu’à la 12e semaine de grossesse pour assurer un développement normal du bébé.

L’acide folique est rapidement absorbé par l’organisme, bien que les personnes souffrant d’anémie puissent prendre quelques semaines avant de ressentir une amélioration. Pour celles qui prennent ce supplément car elles sont enceintes, il est peu probable qu’elles remarquent des effets immédiats, mais cela ne signifie pas que le supplément n’est pas efficace.

Ce supplément est disponible sur prescription sous forme de comprimés, mais peut également être obtenu en faible dosage dans les pharmacies et supermarchés. Selon le HSE, les effets secondaires dus à l’acide folique sont peu fréquents. Aucune réaction indésirable grave n’a été signalée chez les hommes prenant des doses normales, comme celles qui seraient ajoutées à la farine.

Cependant, certaines femmes prenant des suppléments ont signalé des nausées, une perte d’appétit, des flatulences ou des ballonnements. Ces effets sont généralement légers et temporaires.

Certaines médicaments peuvent interférer avec l’action de l’acide folique. Toute personne prenant d’autres médicaments ou suppléments est invitée à consulter son médecin, son pharmacien ou une infirmière avant de commencer ce supplément.

Points importants à retenir

  • La consultation vise à recueillir des avis sur la fortification de la farine avec de l’acide folique.
  • L’acide folique est crucial pour le développement cérébral et spinal des fœtus.
  • Les recommandations préconisent un apport quotidien de 400 mcg pour les femmes en âge de procréer.
  • Les effets secondaires sont généralement légers et temporaires.
  • La supplémentation peut être nécessaire, car il est difficile d’atteindre les niveaux recommandés uniquement par l’alimentation.

En somme, cette initiative pourrait représenter un pas important vers une amélioration significative de la santé publique en Irlande. En tant que société, nous devons nous interroger sur l’avenir de notre alimentation et sur les moyens d’assurer un développement sain aux prochaines générations. La question se pose : sommes-nous prêts à modifier nos habitudes pour le bien-être collectif ?



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