La semaine dernière, plusieurs nouvelles ont retenu l’attention, notamment le retour de Holland & Barrett à Singapour, le renouvellement par la France de son interdiction sur les compléments alimentaires contenant de la Garcinia cambogia, et l’action de la FTC américaine contre Amare concernant des allégations entourant des produits de santé mentale.
Holland & Barrett, détaillant britannique, fait son retour à Singapour et s’implante dans d’autres marchés asiatiques grâce à un partenariat exclusif avec DFI Retail Group, la société mère des chaînes de pharmacies Guardian et Mannings.
Au-delà de Singapour, DFI deviendra le partenaire exclusif de distribution pour Holland & Barrett à Hong Kong, avec d’autres marchés prévus dans le futur.
Les produits H&B sont désormais disponibles dans certains magasins Guardian à Singapour ainsi que sur l’application de Guardian Singapour.
Ce partenariat a été annoncé lors d’une cérémonie de signature le 3 juin.
« En alliant l’expertise en matière de bien-être de Holland & Barrett à la forte présence de DFI dans le commerce de détail et à sa connaissance du marché local, nous avons une occasion passionnante de rendre les solutions de bien-être, basées sur la science, plus accessibles et pertinentes dans la vie quotidienne à travers l’Asie », a déclaré Gordon Farquhar, directeur général international de H&B.
Par ailleurs, la France a prolongé l’interdiction de la vente de compléments alimentaires contenant de la Garcinia cambogia pour une année supplémentaire, alors que le Conseil européen poursuit ses consultations sur la sécurité de cet ingrédient.
Cette interdiction initiale, établie l’an dernier, faisait suite à des recommandations urgentes de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES). Dans son avis scientifique, l’agence a rapporté 35 cas d’effets indésirables potentiellement liés à la consommation de ces compléments entre 2009 et 2024.
Bien que la Garcinia cambogia soit interdite dans les préparations médicinales en France depuis 2012, en raison de l’absence de preuves de bénéfices thérapeutiques et des préoccupations de sécurité, une ordonnance datée du 15 avril 2025 a suspendu l’importation, la mise sur le marché et la vente de compléments alimentaires contenant cet ingrédient pendant un an. L’interdiction renouvelée est valable jusqu’au 18 avril 2027.
Aux États-Unis, la Federal Trade Commission (FTC) a poursuivi Amare Global Holdings Inc. et trois de ses dirigeants, les accusant de donner des allégations trompeuses concernant leurs compléments alimentaires, les présentant comme des traitements pour la dépression, l’anxiété et le TDAH chez les enfants et les adultes.
Déposée le 2 juin devant le tribunal district court du district central de Californie, la plainte cible des produits comme Happy Juice, Kids Mood+ et Kids Happy Juice, promus par Amare via les réseaux sociaux et son réseau de vente par marque partenaires.
La plainte nomme Amare, le PDG et actionnaire majoritaire David Chung, l’ancien directeur scientifique Shawn Talbott, et le partenaire fondateur de la marque Patrick Hintze.
« Les allégations d’Amare étaient non seulement trompeuses mais aussi dangereuses, car la société était consciente que certains partenaires de marque profitaient des parents à la recherche de produits pour aider leurs enfants souffrant de problèmes comme la dépression et l’anxiété qui nécessitent des traitements éprouvés », a déclaré Christopher Mufarrige, directeur du Bureau de protection des consommateurs de la FTC dans un communiqué de presse.
Points importants à retenir
- Holland & Barrett renforce sa présence en Asie grâce à un partenariat avec DFI Retail Group.
- Les produits H&B sont déjà disponibles dans certains magasins et sur des applications à Singapour.
- La France a prolongé l’interdiction de la Garcinia cambogia en raison de préoccupations sur ses effets indésirables.
- Amare est poursuivi pour des allégations trompeuses sur ses compléments pour la santé mentale.
- Un suivi des différentes politiques de santé publique reste essentiel pour que les consommateurs soient bien informés.
À travers ces récents développements, je m’interroge sur le rôle des entreprises dans la communication autour de la santé et du bien-être. Dans un monde où les choix alimentaires et les compléments sont omniprésents, comment garantir que les promesses faites aux consommateurs soient basées sur des faits scientifiques et non sur des pressions commerciales ? La vigilance collective dans ce domaine est indispensable pour éviter que des enjeux de santé publique deviennent des simples instruments de marketing. Qu’en pensez-vous ?





