Chaque printemps, j’organise des ateliers photo axés sur la capture d’images du grèbe à cou rouge. Cet oiseau aquatique emblématique des lacs nordiques est fascinant, et lorsqu’on voit les petits poussins se reposer sur le dos des adultes, les participants peuvent immortaliser des moments exceptionnels.
Bien sûr, durant nos longues heures sur l’eau, nous observons et photographions diverses espèces d’oiseaux. Cependant, une espèce attire tout particulièrement l’attention : le grèbe à cou rouge (Podiceps grisegena).
Le grèbe à cou rouge est un oiseau aquatique que l’on trouve dans le Midwest supérieur, ainsi qu’au Canada et en Alaska. Bien qu’il soit plus petit et moins flamboyant que le grèbe huard, il possède des caractéristiques uniques. Pendant la saison de reproduction, son cou est d’un rouge terne, d’où son nom commun. Les mâles et les femelles sont très similaires et il est souvent difficile de les distinguer.
Ils se distinguent par une grande tache blanche sale sur la joue et une crête sombre sur le haut de la tête. Leur corps est court et rond, avec de petites ailes étroites.
Comme les huards, leurs pattes sont placées à l’arrière de leur corps, ce qui les rend peu agiles sur terre. Ils construisent des nids flottants à partir de végétation aquatique, les rendant peu enclins à se poser sur la terre ferme.
Il est rare d’observer ces oiseaux en vol. Leur courte envergure leur permet de voler à des vitesses atteignant les 80 km/h, mais ils migrent principalement la nuit, rendant leur observation encore plus difficile.
Tellement adaptés à leur environnement, les grèbes à cou rouge sont de nageurs puissants, capables de plonger et de nager sous l’eau pour attraper des poissons. Face à un danger, comme un aigle royal, ils plongent plutôt que de s’envoler.
Leurs pattes sont dotées de larges orteils palmés, bien distincts de ceux des canards.
Ce qui ravit réellement les photographes, ce sont les poussins. Les jeunes grèbes à cou rouge arborent une tête, un cou et un corps supérieurs rayés noir et blanc.
Les adultes pondent généralement quatre œufs. Après l’éclosion, les petits rejoignent rapidement l’eau, se perchant sur le dos des parents. Souvent, tous les poussins s’abritent sous les ailes d’un adulte, laissant dépasser uniquement leurs petites têtes rayées.
C’est à ce moment-là que le grèbe à cou rouge vole la vedette photographique, semblant créer un étrange monstre à plusieurs têtes flottant sur l’eau.
Ces oiseaux sont parmi les plus bavards de leur espèce, particulièrement durant la saison de reproduction. Lorsque les couples se retrouvent après une séparation, ils échangent un chant rauque en duo, créant une harmonie exceptionnelle.
Ils appellent à toute heure du jour ou de la nuit, avec des vocalisations pouvant durer jusqu’à une minute, ce qui est considérable comparé à la maioria des oiseaux dont les cris ne durent que quelques secondes.
Comme pour d’autres espèces de grèbes, les adultes préparent parfois une petite plume qu’ils donnent à leurs petits. On pense que les poussins mangent des plumes pour ralentir la digestion de leur régime principalement insectivore et piscivore, afin d’en extraire tous les nutriments.
Cela pourrait également aider à piéger les parties indigestes, comme les os ou les carapaces d’insectes, afin de les régurgiter plus tard.
Le grèbe à cou rouge, bien que moins connu et moins brillant que le grèbe huard, parvient à capter l’attention de tous ceux qui prennent le temps de l’observer. À la prochaine…
Points importants à retenir
- Le grèbe à cou rouge est un oiseau aquatique que l’on trouve principalement dans le Midwest et au Canada.
- Il est plus petit que le grèbe huard et possède un plumage moins éclatant.
- Les jeunes ont un motif rayé noir et blanc qui attire l’œil des photographes.
- Ces oiseaux construisent des nids flottants et sont peu à l’aise sur la terre ferme.
- Ils migrent principalement la nuit et plongent pour échapper aux prédateurs.
En tant qu’observatrice passionnée de la nature, je ne peux m’empêcher de constater l’importance de ces animaux souvent méconnus. Leur présence délicate mais puissante dans nos écosystèmes mérite d’être célébrée. Ils nous rappellent que la beauté se trouve souvent dans la simplicité et que, parfois, il suffit de prendre un moment pour admirer ce qui nous entoure. Qu’en pensez-vous ?





