Un passager toujours en lutte après des blessures graves lors d’un vol Singapore Airlines
Un vacancier, victime de blessures graves à la colonne vertébrale et au cou suite à des turbulences sur un vol de Singapore Airlines, déclare qu’il continue de “lutter pour se remettre” deux ans après cet événement traumatique.
Bradley Richards, ingénieur en fibre, dormait dans son siège lorsque le vol SQ 321, reliait Londres Heathrow à l’aéroport Changi de Singapour, a chuté de 54 mètres en moins de cinq secondes, selon les premiers rapports d’enquête sur l’incident survenu en mai 2024.
A 30 ans, en route pour des vacances à Bali, il s’est réveillé avec du sang coulant de sa tête, faisant face à une scène chaotique à bord : enfants hurlant, passagers à terre dans l’allée, bagages éparpillés.
Hospitalisé à son arrivée, M. Richards, originaire de Benfleet dans l’Essex, a été filmé avec un collier cervical et un bandage autour de la tête. Il a révélé avoir subi plusieurs fractures de la colonne et du cou.
Pour la première fois depuis son retour au Royaume-Uni, il a évoqué l’impact de cet incident sur sa vie, alors qu’il et plusieurs autres passagers britanniques poursuivent la compagnie pour des dommages corporels.
Il a déclaré : “Les turbulences violentes sur SQ 321 étaient terrifiantes pour tout le monde à bord. J’ai subi des blessures graves dont je me bats toujours pour me remettre.” Il a précisé que ces blessures ont eu un impact considérable sur son emploi et sa vie, étant désormais coincé à un bureau après avoir été opérateur de terrain pour Open Reach.
Représenté par le cabinet d’avocats Keystone Law, il espère tenir Singapore Airlines responsable au travers des tribunaux. Suite à l’incident, Goh Choon Phong, le PDG de la compagnie, a présenté ses excuses aux passagers. Le vol, qui comptait 211 passagers et 18 membres de l’équipage, a été dérouté vers Bangkok pour un atterrissage d’urgence.
Parmi ces passagers, Geoff Kitchen, qui a succombé à une attaque cardiaque présumée. Âgé de 73 ans, il était en voyage avec son épouse Linda, 74 ans, qui a subi de graves blessures spinales et a été placée en soins intensifs.
Ces événements tragiques continuent de peser sur les victimes. Mme Kitchen, originaire de Thornbury près de Bristol, réclame également des dommages et intérêts. Dans une déclaration, elle a partagé : “Perdre Geoff a été un coup dur pour toute la famille, nous pensions tous qu’il serait là pour voir grandir ses petits-enfants.”
Parmi les autres passagers britanniques ayant intenté une action en justice contre la compagnie figurent Jack Jenkins, Hannah Fullerton, Andrew Dawood, Bryan Matthews, ainsi que Pauline et Michael Rainey, d’après les archives du tribunal.
James Healy-Pratt, associé chez Keystone Law, a exprimé son regret quant au manque de reconnaissance de responsabilité légale de la part de Singapore Airlines, ce qui prolonge le processus pour les passagers blessés et augmente les coûts juridiques.
Un porte-parole de Singapore Airlines a précisé qu’il était impossible de faire des commentaires sur les affaires en cours devant le tribunal.
Points importants à retenir
- Les turbulences sur le vol SQ 321 ont causé des blessures graves à plusieurs passagers, dont Bradley Richards.
- Les victimes se tournent vers la justice pour demander réparation, mettant en cause la responsabilité de la compagnie aérienne.
- Les séquelles physiques et psychologiques de l’incident affectent durablement la vie des victimes.
- L’absence de reconnaissance de la responsabilité par la compagnie complique les démarches juridiques et augmente les coûts pour les victimes.
- Ces récits de victimes montrent l’importance de la sécurité dans les transports aériens et l’impact d’incidents imprévus sur la vie quotidienne.
Cette situation me pousse à réfléchir sur la fragilité de nos voyages. Chaque fois que je monte dans un avion, une part de moi se préparer à l’inattendu. L’aviation, malgré ses mesures de sécurité, reste habitée par des risques imprévus, souvent hors de notre contrôle. Il est crucial de se rappeler que derrière chaque statistique, il y a des histoires humaines. Que nous enseignent ces récits sur notre rapport au risque, à la sécurité et à notre humanité ?





