Intervention urgente demandée pour sauvegarder les emplois d’ingénierie ferroviaire
Les syndicats RMT et le Congrès des syndicats ont conjointement appelé le gouvernement à intervenir pour protéger les emplois qualifiés d’ingénierie ferroviaire menacés dans les dépôts de Balfour Beatty à Crewe et Preston.
Cette demande survient alors que de nombreux travailleurs font face à la possibilité d’un licenciement obligatoire, suite à l’annonce de Balfour Beatty d’une réduction de 67 postes plus tôt cette année.
Les deux syndicats ont averti que la perte de personnel d’ingénierie hautement qualifié affaiblirait davantage les compétences du secteur, alors que le gouvernement a déjà reconnu une crise imminente de la main-d’œuvre dans le domaine ferroviaire.
Dans une lettre adressée aux ministres, les syndicats ont contesté l’idée selon laquelle ce conflit relèverait uniquement d’une question commerciale pour Balfour Beatty, arguant que les pertes d’emplois projetées sont directement liées aux décisions de financement de Network Rail et pourraient être évitées par la réallocation de travaux alternatifs.
Eddie Dempsey, secrétaire général du RMT, a déclaré : « Ces travailleurs paient le prix d’un modèle d’externalisation défaillant qui permet de passer la responsabilité tout en mettant en péril les emplois qualifiés. »
Il a poursuivi : « Il est totalement inacceptable que 67 postes d’ingénierie ferroviaire soient menacés en même temps que le gouvernement avertit que des dizaines de milliers de travailleurs ferroviaires quitteront le secteur d’ici la fin de la décennie. »
« Les ministres ne peuvent pas prétendre qu’il y a une pénurie de compétences dans le ferroviaire tout en laissant des ingénieurs expérimentés être mis à la porte. »
« Balfour Beatty opère dans le cadre d’une alliance à long terme avec Network Rail et ces réductions sont directement liées à des décisions prises ailleurs dans l’industrie. »
« Le gouvernement a le pouvoir d’intervenir et de veiller à ce que des travaux alternatifs soient disponibles pour protéger ces emplois. »
Paul Nowak, secrétaire général du TUC, a ajouté : « Le ferroviaire est un secteur stratégique clé. Il dépend d’un personnel qualifié et expérimenté pour fonctionner de manière sûre et efficace. »
« Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre de bons emplois d’ingénierie syndiqués à un moment où le secteur fait déjà face à de graves pressions sur la main-d’œuvre. »
« Permettre à ces postes de disparaître serait une vision à court terme et risquerait d’affaiblir la résilience à long terme du réseau ferroviaire. »
« Il est essentiel que le gouvernement rassemble employeurs, syndicats et Network Rail pour identifier des solutions qui protègent ces emplois. Cela signifie utiliser tous les leviers disponibles pour sécuriser des travaux alternatifs et éviter des licenciements inutiles et dommageables. »
Points importants à retenir
- La perte de 67 emplois qualifiés d’ingénierie ferroviaire est imminente.
- Les syndicats soulignent un lien entre ces pertes et les décisions de financement de Network Rail.
- La demande d’intervention du gouvernement est motivée par une crise de main-d’œuvre dans le secteur ferroviaire.
- Des emplois syndiqués sont jugés essentiels pour la sécurité et l’efficacité du service ferroviaire.
- Les syndicats insistent sur la nécessité d’identifier des solutions collectives pour éviter des licenciements.
Il est vital de réfléchir à l’impact de ces réductions sur notre réseau ferroviaire. En tant que voyageuse, je suis profondément préoccupée par le fait que la perte d’expertise dans ce secteur ne représenterait pas seulement une menace pour les emplois, mais également pour la qualité du service que nous, usagers, méritons. La préservation des compétences est cruciale pour que notre système de transport reste sûr et efficace. Comment pouvons-nous, en tant que société, nous assurer que nos infrastructures sont entre de bonnes mains pour les années à venir ?





