Le bâtiment monolithique connu sous le nom de High Point a été conçu par le cabinet John Brunton Partnership et achevé en 1972. À l’époque, il a été érigé dans un contexte marqué par les menaces constantes des attaques terroristes de l’IRA, ce qui a conduit à la conception d’une structure à l’épreuve des bombes.
Dans les années 90, le bâtiment est devenu vacant, symbolisant le déclin de Bradford, selon le Local Democracy Reporting Service. Après avoir été abandonné pendant 25 ans, High Point a finalement bénéficié d’une rénovation et est désormais entièrement occupé.
D’après le Telegraph, High Point est considéré comme l’un des meilleurs exemples de l’architecture brutaliste. Selon eux, le bâtiment se dresse majestueusement au-dessus de la ‘milltropolis’ de Yorkshire, Bradford, donnant l’impression d’appartenir à un autre monde, évoquant des images de “Blade Runner”, tout en s’intégrant étrangement aux majestueux édifices victoriens construits avec l’argent de la laine.
Le journal a noté que ce bâtiment avait vu le jour à une époque où l’industrie financière régionale de Yorkshire prospérait, mais a malheureusement sombré dans l’abandon suite à son effondrement. Toutefois, tout comme sa ville natale, High Point connaît aujourd’hui un nouvel essor. Rénové et réutilisé sous forme de logements, il illustre parfaitement l’art de la réhabilitation plutôt que de la démolition des monstres brutalistes.
Cunningham a déclaré : “High Point a attiré de nombreux nouveaux admirateurs ces dernières années, et il est agréable de le voir revivre sous la forme d’appartements”.
Points importants à retenir
- High Point a été conçu pour résister aux attaques, symbolisant une époque troublée.
- Le bâtiment est resté vacant pendant un quart de siècle, témoignant de l’évolution de la ville.
- Il a été rénové et est maintenant utilisé comme logements, illustrant le potentiel de réhabilitation.
- Ce bâtiment fait partie intégrante de l’architecture brutaliste, souvent mal comprise mais pleine de caractère.
- Son renouveau a permis de redynamiser le quartier et d’attirer une nouvelle communauté.
En tant que voyageuse, je ressens toujours un mélange d’admiration et d’interrogation face à ces bâtiments chargés d’histoire. Comment ces structures peuvent-elles voyager dans le temps avec une telle résilience ? Chaque rénovation est une nouvelle page écrite dans le livre d’une cité, et l’histoire de High Point en est un bel exemple. Abandonnés, puis redécouverts, ces édifices nous rappellent qu’il y a toujours de l’espoir et des possibilités de renaissance là où on ne l’attendrait pas.





