Les yeux d’Arturo Bienve Díaz s’illuminent lorsqu’il évoque Rome. Depuis son jeune âge, le son des éléments architecturaux se mêle à celui des clés de piano et des cordes du violon. Musique et architecture ont toujours fait partie intégrante de sa vie, unies par une quête commune d’harmonie et d’équilibre.
Âgé de 15 ans et originaire d’Ávila, son cœur oscille vers Segovia, surtout quand il s’agit de l’aqueduc. Lors de ses voyages en famille, il cherche ce monument historique qui l’a conquis. Cet édifice de pierre, qui semble infini, est devenu pour lui le symbole de la perfection et a inspiré la création d’un modèle en LEGO. Ce travail minutieux allie patience, curiosité et dévotion aux détails.
Aujourd’hui, son projet est présenté sur la plateforme LEGO Ideas, un espace où des passionnés du monde entier peuvent exposer leurs créations, partager des plans et récolter des votes. Chaque vote compte : lorsque la création atteint un certain seuil de soutien, LEGO l’examine pour décider si elle sera produite comme un véritable set.
À ce jour, aucun monument espagnol n’a été validé en tant que set officiel de LEGO. Ainsi, le rêve d’Arturo transcende sa sphère personnelle : il pourrait être le premier à voir une construction espagnole, particulièrement sévillane, intégrer l’univers LEGO.
Son enthousiasme a rapidement gagné Ávila. Le Conseil municipal et l’Office de tourisme de Segovia soutiennent l’initiative, diffusant la proposition sur les réseaux sociaux et encourageant la population à voter. Selon la mère d’Arturo, Sonsoles Álvarez, il faudrait environ 500 votes de plus pour atteindre l’objectif nécessaire à l’évaluation par la société.
« Le soutien des Sévillans est essentiel », affirme-t-elle. Pour sa mère, ce serait merveilleux qu’un monument si cher et représentatif figure dans les catalogues de LEGO, d’autant plus que son auteur est un jeune qui rêve de le construire de ses propres mains depuis des années.
Le processus d’Arturo est totalement autodidacte. Avec son imagination, sa patience et un ordinateur pour tester des combinaisons de pièces, chaque arc, chaque bloc et chaque nuance a été élaboré avec l’œil précis d’un artiste.
Lorsqu’il ne travaille pas sur ses designs, Arturo consacre son temps à la musique. Il joue du violon et du piano. Sa mère décrit sa façon unique de se concentrer : il peut passer des heures à répéter une mélodie ou ajuster une pièce jusqu’à ce qu’elle soit exactement comme il le souhaite.
Bien qu’il réside à Ávila, sa famille effectue souvent des visites à Segovia. Là, devant l’aqueduc, Arturo ressent bien plus qu’une simple admiration ; c’est un sentiment d’appartenance profond.
Les votes prendront fin le 20 novembre, et la famille espère que le projet saura rassembler l’élan nécessaire. Voter est simple : il suffit de s’inscrire sur le site de LEGO Ideas, que ce soit par e-mail ou via des comptes Google, Apple ou Facebook, puis de rechercher le modèle de l’aqueduc de Segovia. Un clic sur ‘apporter son soutien’ permet à chacun de contribuer à la réalisation de ce rêve.
Peut-être qu’en réunissant les bonnes pièces et les votes nécessaires, le projet d’Arturo non seulement immortalise un monument mais capture aussi l’essence d’un jeune dont la passion pour la musique et l’architecture enseigne que construire, qu’il s’agisse de pierre ou de plastique, est toujours une manière de laisser sa marque.
Points importants à retenir
- Arturo s’inspire de l’aqueduc de Segovia pour créer un modèle en LEGO.
- Il se sert de la plateforme LEGO Ideas pour partager son projet et récolter des votes.
- Le soutien local a un rôle clé pour faire avancer son projet.
- Arturo a un processus de création autodidacte, alliant patience et imagination.
- Sa passion pour la musique accompagne son intérêt pour l’architecture.
- La clôture des votes est fixée au 20 novembre, et chaque voix compte.
En tant que voyageuse, je suis toujours fascinée par la relation que nous entretenons avec les monuments qui nous entourent. Ils racontent nos histoires, nos rêves et, dans le cas d’Arturo, l’espoir d’une reconnaissance tangible. Ce rêve, celui d’immortaliser un symbole culturel à travers le jeu, soulève une question essentielle : qu’est-ce qui nous pousse à bâtir des souvenirs, qu’ils soient en pierre ou en LEGO ?




