La fermeture du gouvernement fédéral américain pourrait entraîner la fermeture de certaines parties de l’espace aérien, a averti le secrétaire aux Transports, Sean Duffy. Cette déclaration a été faite mardi alors que le pays entrait dans son 35ème jour de shutdown, égalant ainsi le record de la fermeture la plus longue de l’histoire.
Cette situation, qui a débuté le 1er octobre, a conduit à un manque de 3 000 contrôleurs aériens, selon l’administration. Au moins 11 000 autres travailleurs, considérés comme essentiels, continuent à travailler sans salaire depuis deux semaines.
Duffy a mis en garde contre un éventuel “chaos massif” dans le secteur aérien si la situation perdurait une semaine de plus. Il a expliqué : “Vous verrez des retards de vol massifs et des annulations. Il se peut que nous soyons contraints de fermer certaines parties de l’espace aérien car nous ne pouvons tout simplement pas le gérer.” Il a également assuré que le système aérien restait sûr, mais a reconnu qu’un shutdown augmentait les risques.
“Chaque jour qui passe, ces Américains travailleurs font face à des décisions difficiles, entre continuer à travailler comme contrôleurs aériens ou chercher un autre emploi pour payer leurs factures”, a-t-il ajouté.
La Maison Blanche a récemment accusé les démocrates d’être responsables des longues files d’attente dans les aéroports et des retards de vol. Les deux partis s’accusent mutuellement d’inaction, Donald Trump faisant remarquer que les démocrates choisissent le chaos en refusant d’agir.
En attendant, près de 50 % des 30 aéroports les plus fréquentés des États-Unis souffrent de pénuries de contrôleurs aériens, selon la FAA. À New York, Newark, Washington, Phoenix et Nashville, plusieurs installations rencontrent des difficultés de personnel.
Outre la pression exercée sur les contrôleurs aériens, au moins 50 000 agents de la sécurité des transports ont également été privés de salaire. Ce week-end, certains aéroports ont connu leurs pires files d’attente depuis le début du shutdown, avec des temps d’attente de sécurité atteignant jusqu’à cinq heures.
À la suite de la fermeture temporaire de l’aéroport national Reagan à Washington DC à cause d’une menace de bombe, les opérations ont été rapidement rétablies après une enquête de plusieurs agences de sécurité.
Points importants à retenir
- Le shutdown a causé un manque significatif de contrôleurs aériens, affectant les opérations des aéroports.
- La pression financière sur les travailleurs essentiels augmente, les poussant à chercher d’autres emplois.
- Le système aérien reste déclaré sécurisé, mais les risques associés à la fermeture sont réels.
- Les deux partis politiques continuent de se blâmer pour l’impasse et ses conséquences sur la population.
- Les longues attentes dans les aéroports sont devenues fréquentes, mettant à mal l’expérience des voyageurs.
En tant que voyageuse, je suis préoccupée par les répercussions d’un shutdown prolongé sur nos déplacements. Ces situations nous rappellent que derrière chaque vol, il y a des personnes dont la résilience est mise à l’épreuve. Quelle place accordons-nous alors à l’humain dans des décisions souvent prises en haut lieu ? La discussion s’impose d’elle-même : comment garantir un équilibre entre gestion politique et sécurité des voyageurs ?





