Jusqu’à l’aube, le rouge du château des Doria éclaire la nuit de Castelsardo. Ce même rouge qui rappelle la tragique nuit de Conca Entosa, il y a un an. C’était le 12 septembre lorsque Cinzia Pinna, âgée de 33 ans et originaire de cette région, a été tuée de trois balles au visage. Son assassin, Emanuele Ragnedda, est connu comme le roi du vermentino et l’un des entrepreneurs viticoles les plus en vue d’Arzachena.
« Ce soir-là, Cinzia était en détresse, » expliquent les proches de la victime, son père Renato, sa mère Diana Serra et sa sœur Carlotta. « Elle avait besoin d’aide, mais elle a croisé le chemin de son assassin. La cruauté de mettre fin à une vie à un moment de grande vulnérabilité rend sa perte encore plus douloureuse et difficile à accepter. »
Les avocats de la famille Pinna, Antonella et Nino Cuccureddu, qualifient ce meurtre de « particulièrement effréné » : « Cinzia a été touchée par trois balles au visage alors qu’elle était assise sur un canapé, tandis que son agresseur se tenait debout devant elle. Ce sont les conclusions du Ris de Cagliari. Son corps a été trouvé dévêtu de la taille vers le bas, et ni ses téléphones ni son sac à dos n’ont été retrouvés, de même que l’auteur de ce crime ne les a pas rendus disponibles. »
« Les nombreuses versions contradictoires du prévenu sont troublantes, » ajoutent les avocats. Ce dernier a récemment affirmé dans une lettre depuis sa cellule qu’il avait agi en état de légitime défense face à une agression de la part de la victime. « Sur la scène du crime, précise l’avocat de Ragnedda, Gabriele Satta, il y avait plusieurs traces de sang de mon client, tandis qu’aucune trace d’interaction physique entre Ragnedda et la jeune femme n’a été trouvée. »
Ces versions opposées seront examinées lors du procès qui se déroulera le 10 novembre devant la cour d’assises de Sassari.
Points importants à retenir
- Le meurtre de Cinzia Pinna a eu lieu le 12 septembre de l’année précédente.
- L’assassin présumé est Emanuele Ragnedda, un entrepreneur renommé du secteur viticole.
- Les familles et les avocats soulignent la cruauté de l’acte survenu à un moment de vulnérabilité de la victime.
- Aucun des effets personnels de Cinzia n’a été retrouvé, mettant en lumière des circonstances troublantes.
- Le procès pour examiner les différentes versions des événements aura lieu prochainement à Sassari.
Ce drame soulève des questions cruciales sur la violence de genre et les mécanismes de défense souvent invoqués dans de telles affaires. Comment une société peut-elle évaluer la légitimité d’une défense face à un acte aussi tragique ? L’impact de ce type d’événement laisse des stigmates au sein de la communauté, et chacun d’entre nous doit se demander quelles mesures concrètes peuvent être prises pour veiller à ce que des histoires similaires ne se reproduisent plus. Sommes-nous vraiment prêts à affronter cette réalité ?





