Deux puissants séismes, d’une magnitude de 7,2 et 7,5 sur l’échelle de Richter, ont frappé la côte centrale du Venezuela, provoquant effroi et destructions dans plusieurs zones du pays. Face aux dégâts occasionnés, le Venezuela a déclaré l’état d’urgence, comme l’a annoncé la présidente par intérim, Delcy Rodríguez.
Selon le Service géologique des États-Unis, une catastrophe de grande envergure avec de nombreuses victimes et des dommages généralisés pourrait avoir eu lieu.
Rapidement, les équipes de recherche et de sauvetage se sont mobilisées pour retrouver des survivants et des victimes sous les décombres des bâtiments effondrés. Des témoins rapportent la chute complète d’un immeuble de 22 étages à Altamira, dans la capitale, Caracas. Les autorités préviennent que le nombre de décès pourrait être très élevé.
Delcy Rodríguez a présenté ses condoléances aux familles des victimes lors d’un bref discours télévisé, en déclarant l’état d’urgence. « Nous exprimons nos sincères condoléances à ceux qui ont perdu un être cher », a-t-elle déclaré, appelant médecins et infirmiers à se rendre à leurs postes pour s’occuper des blessés.
Les secousses ont été ressenties avec force à Caracas et dans d’autres États, notamment Trujillo, Yaracuy, Carabobo, Aragua, Miranda, et La Guaira, comme l’ont confirmé les autorités.

Le ministre de l’Intérieur, Diosdado Cabello, a annoncé la suspension provisoire du service de gaz à Caracas pour éviter de nouvelles urgences. Il a confirmé que plusieurs infrastructures se sont effondrées et a appelé la population à faire preuve de « la plus grande prudence » en évitant de rester dans les bâtiments.
Risque de dommages supplémentaires
Les images circulant sur les réseaux sociaux montrent l’effroi de la population et de nombreux immeubles effondrés. Les données officielles concernant l’ampleur des dommages et le nombre de victimes sont encore inconnues. Plusieurs structures restent menacées de collapse.

À Caracas, le toit de l’aéroport de Maiquetía s’est effondré, entraînant l’annulation de tous les vols. Les séismes ont laissé un panorama sombre, avec des bâtiments détruits, des coupures d’électricité et des scènes de panique dans les rues et à l’intérieur des commerces.
Divers médias rapportent des images montrant la dévastation, avec des personnes paniquées appelant leurs proches pendant que des bénévoles tentent d’accéder aux débris. « Nous avons besoin de lampes torches ! » s’écriaient-ils alors que la nuit tombait.
De nombreuses zones sont sans électricité, les rues jonchées de verre provenant des fenêtres brisées. Les habitants évacuent les bâtiments et attendent à l’extérieur, craignant des répliques.
Les tremblements, suivis de plusieurs répliques, ont eu lieu à 18h04 heure locale, près de Morón, à environ 200 km à l’ouest de Caracas. Leur profondeur était d’environ 10 kilomètres et ils ont également été ressentis en Colombie.
Points importants à retenir
- Le Venezuela a déclaré l’état d’urgence suite aux récentes secousses sismiques.
- Les équipes de secours sont mobilisées pour retrouver des victimes sous les décombres.
- Des bâtiments se sont effondrés, notamment un immeuble de 22 étages à Altamira.
- Des coupures massives de courant et de gaz sont signalées dans plusieurs zones.
- Les autorités locales conseillent de rester à l’extérieur des bâtiments en raison du risque de répliques.
Alors que des villes entières sont mises à l’épreuve par ces catastrophes naturelles, il est crucial d’examiner comment de telles crises affectent non seulement les infrastructures, mais aussi la capacité des communautés à se rassembler dans la douleur. Ce drame soulève également des questions sur la préparation des pays face à de tels événements. Sommes-nous suffisamment équipés pour répondre à ces urgences et assurer le bien-être de nos concitoyens ? La résilience de chaque nation face à l’adversité mérite d’être analysée de près.





