Actions violentes contre des rivaux

Actions violentes contre des rivaux

La Audiencia Nacional a condamné onze membres d’une filière de la bande Dominican Don’t Play (DDP) basée à Seseña (Toledo) pour appartenance à une organisation criminelle. Deux d’entre eux ont également été reconnus coupables de falsification de monnaie.

Le tribunal a affirmé que les DDP constituent “une organisation criminelle juvénile structurée, hiérarchisée et stable, implantée en Espagne via des cellules ou groupes appelés ‘choros'”. Une de ces cellules se trouvait dans cette localité du nord de la province de Toledo.

Le chœur de Seseña “était une entité territoriale de cette organisation criminelle, dotée de sa propre structure“, comme l’indique la décision rendue par la Première Section de la Salle pénale de l’Audiencia Nacional.

D’après le jugement, cette cellule avait “des dirigeants, des membres actifs et des personnes chargées de la recaudation et de l’administration des fonds”.

Les activités du groupe, qui opérait dans la région de Sagra, incluaient la “recrutement de nouveaux membres, distribution de substances, exécution d’actes violents et participation à des activités visant à obtenir des ressources pour l’organisation”.

L’Audiencia Nacional a établi que la faction de Seseña constituait “une cellule territoriale intégrée dans le DDP avec des rôles internes, des dirigeants et des membres actifs, et avait la capacité d’organiser des actions violentes contre des groupes rivaux“.

Selon le jugement, le chœur de Seseña “n’apparaît pas comme un simple rassemblement occasionnel de jeunes ni comme un groupe spontané formé pour des faits précis”, révélant ainsi la complexité de la structure et sa fonction tournée vers la commission d’infractions.

La déclaration atténue les peines

“L’affaire jugée ne se limite pas à une simple complicité, mais s’inscrit dans une structure criminelle antérieure, stable et fonctionnellement organisée, conforme à l’article 570 du Code Pénal“, conclut le jugement.

Ce précepte “définit par organisation criminelle un groupe formé de plus de deux personnes avec un caractère stable ou pour une durée indéterminée, qui se répartissent des tâches de manière concertée et coordonnée pour commettre des délits”.

Les peines infligées aux onze membres du chœur de Seseña vont de un an et demi à quatre ans de prison. À l’exception d’un membre, tous ceux reconnus coupables d’appartenance à une organisation criminelle ont bénéficié d’une atténuation de peine en raison de leur confession.

Par ailleurs, la Première Section a acquitté un membre de la cellule de Seseña pour le meurtre d’un autre jeune, survenu le 5 février 2022 dans un parc du quartier madrilène de Usera.

Le tribunal a jugé que la participation de l’accusé n’était pas “suffisamment prouvée”, appliquant ainsi le principe juridique de in dubio pro reo.

L’origine de l’affaire

C’est précisément à l’hiver 2022 que la Garde Civile a arrêté onze personnes à Seseña dans le cadre de l’Opération Bacano pour leur présumée appartenance à une bande criminelle. L’origine de cette affaire remonte au printemps 2021, lorsqu’un jeune homme a été agresé par cinq individus après être descendu d’un bus dans cette localité.

Outre cet incident, les suspects ont été impliqués dans divers faits en lien avec des rixes, des blessures, du trafic de drogues et de la possession d’armes durant 2020 et 2021.

L’affaire a été transférée au tribunal d’instruction numéro 7 d’Illescas (Toledo), qui a, trois ans plus tard, cédé l’enquête à la Audiencia Nacional, l’organe responsable de la répression des délits de falsification de monnaie.

Le juge Santiago Pedraz a terminé l’instruction en mai 2025 et a mis en cause quinze personnes, dont quatre n’ont finalement pas été jugées pour avoir déjà été condamnées pour des faits similaires d’appartenance à une organisation criminelle.

Points importants à retenir

  • Onze membres d’une structure locale de DDP ont été condamnés pour appartenance à une organisation criminelle.
  • La structure criminelle était organisée avec des rôles définis et des activités illicites variées.
  • La cellule a été active dans le recrutement et la distribution de drogues.
  • Les peines varient entre un an et quatre ans de prison, certains ayant bénéficié d’une atténuation de peine.
  • Un membre a été acquitté d’un meurtre en raison d’un manque de preuves suffisantes.

Cette affaire nous rappelle la lutte permanente des autorités contre les organisations criminelles, souvent invisibles mais profondément ancrées dans certaines localités. Le chemin pour éradiquer ces réseaux est long et semé d’embûches. En tant que société, comment pouvons-nous renforcer notre vigilance et notre résilience face à de telles menaces ?Réfléchissons à la manière dont nous pouvons, collectivement, contribuer à un environnement plus sûr et solidaire.



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