Du 12 au 14 juin, un festival invitant à réfléchir sur la justice et l’histoire républicaine.
Demain, vendredi 12 juin, débutera la seconde édition de « Sommersi », un festival dédié aux crimes et mystères, organisé par l’association Marasma en collaboration avec la commune de Grottammare, et soutenu par le Conseil régional des Marches.
Fort du succès de sa première édition, le festival revient sur la place Kursaal jusqu’au dimanche 14 juin. Au programme, six événements abordant d’importants cas de la criminalité italienne et des mystères non résolus de l’histoire républicaine. Écrivains, journalistes, historiens et juristes partageront la scène de l’un des endroits les plus pittoresques de la ville pour approfondir des affaires qui continuent d’interroger l’opinion publique et la mémoire collective.
« Sommersi » s’articule autour de la direction scientifique de Daniele Piccione et Roberto Taddeo, avec un objectif clair : aborder les thèmes de la criminalité avec rigueur, sans sensationnalisme, pour tenter de comprendre non seulement les faits mais aussi la résonance qu’ils ont au sein de la société.
« Nous sommes fiers d’organiser la seconde édition de ce festival très attendu. Le succès de l’an dernier nous a étonnés et nous espérons le réitérer cette année. À voir le programme, toutes les conditions sont réunies », a déclaré Andrea Castelli, président de l’association Marasma, lors d’une récente présentation.
Le programme prévoit deux rendez-vous quotidiens, à 18h30 et 21h30.
Le festival s’ouvrira demain avec la présentation d’un ouvrage sur les célèbres tueurs en série italiens, avec Matteo Curtoni, Elisabetta Montanari et Maura Parolini. La soirée inaugurale mettra en lumière Giancarlo De Cataldo, magistrat et auteur reconnu, lors d’un échange sur la relation entre crime, procès et narration.
« Les thèmes de Sommersi sont multiples », affirme Lorenzo Rossi, adjoint à la culture. « Nous parlons de cas individuels tout en abordant des questions sociales et en traversant l’histoire. Cette année, Giancarlo De Cataldo, un magistrat et romancier de renom, sera parmi nous. Tous les intervenants sont qualifiés et apportent un véritable sérieux à leurs sujets. »
Durant ces trois jours, des sujets variés seront explorés, comme l’assassinat de Piersanti Mattarella avec l’historien Miguel Gotor (samedi 13, 18h30), le cas Garlasco avec le journaliste d’investigation Gianluca Zanella (samedi 13, 21h30), les cinquante-cinq jours du kidnapping de Moro avec Stefania Limiti et Marco Foschi (dimanche 14, 18h30), jusqu’aux féminicides de Giulia Tramontano et Giulia Cecchettin analysés par le criminologue et podcaster Edoardo Orlandi (dimanche 14, 21h30).
Le maire Alessandro Rocchi a également souligné le succès de l’édition précédente : « Il est essentiel de remercier toute l’équipe et les organisateurs, en espérant dépasser le remarquable succès de l’an passé. »
Tous les événements sont gratuits ; l’accès à la place Kursaal est libre, bien qu’il soit conseillé de réserver via Eventbrite en raison du nombre limité de places assises.
Points importants à retenir
- Le festival « Sommersi » se déroule du 12 au 14 juin à Grottammare.
- Les thèmes abordés incluent la criminalité italienne et des mystères historiques.
- Des intervenants variés, tels que des écrivains, journalistes et historiens, participeront aux discussions.
- Des événements se tiendront quotidiennement à 18h30 et 21h30.
- Tous les rendez-vous sont gratuits, l’accès est conseillé de se faire en amont pour garantir une place.
Il est fascinant de constater comment des événements comme « Sommersi » incitent à la réflexion sur des sujets délicats et souvent tabous. En tant que citoyenne, je me demande quel rôle joue la mémoire collective dans notre perception de la justice et des crimes qui marquent l’histoire. Est-ce un simple phénomène de curiosité, ou est-ce quelque chose de plus profond, qui interroge notre capacité à comprendre et à faire face à notre propre histoire ?





