Faux témoignage d’un prédateur sexuel devant le juge à Madrid

Faux témoignage d'un prédateur sexuel devant le juge à Madrid

Les forces de police qui ont arrêté Mohamed Rifai, suspecté d’avoir violé une mineure dans un parc à Hortaleza, Madrid, l’ont rapidement averti : il ne s’agissait pas d’un mineur non accompagné, comme il tentait de le faire croire. Âgé de 23 ans, il a néanmoins affirmé au juge avoir 17 ans, déclarant : « Je suis né le 1er décembre 2007 », selon les éléments révélés dans son témoignage à l’autorité judiciaire.

Lors de son audition en octobre 2025, il a persisté à nier les faits, affirmant qu’il ne connaissait pas la victime. Pour se défendre, il a aussi mentionné ses problèmes de toxicomanie, listant sa consommation d’« héroïne, de marijuana, d’alcool et de médicaments ».

Interrogé sur sa présence dans le parc, le présumé coupable a indiqué à son avocate qu’il se rendait souvent dans cette zone proche du centre pour mineurs de Hortaleza où il vivait.

La nécessité de le maintenir en détention a été rapidement mise en avant par le parquet, qui n’a pas cru un instant à sa version. Les investigations ont révélé que le suspect était majeur au moment des faits, ce qui a mis en lumière la gravité de l’accusation.

L’âge réel du suspect : 23,2 ans

Le tribunal a conclu, sur la base d’examens médicaux et radiologiques, que l’âge chronologique de Mohamed était de 23,2 ans, avec une fourchette basse fixée à 19 ans, comme l’indique le rapport de l’expert.

Alors que les vérifications étaient en cours, le juge avait initialement placé Mohamed dans un centre fermé pour mineurs. Une fois découvert son véritable âge, l’affaire a été transférée à un tribunal de droit commun, qui a ordonné sa détention provisoire, estimant qu’il y avait un risque de fuite et un manque d’attache au territoire.

Risques de fuite et manque d’attache

Le juge a souligné l’existence d’un risque de fuite si le suspect était relâché, vu son statut d’étranger et son absence de liens solides en Espagne.

Il a également révélé un risque réel que Mohamed puisse se retourner contre la victime ou récidiver, compte tenu de son passif judiciaire.

Éléments à charge contre le suspect

Le juge a considéré comme crédible le témoignage de la victime, notant qu’elle portait des blessures et avait des débris végétaux sur elle suite à l’agression. Des traces physiques, ainsi que les effets personnels de la jeune fille, ont été retrouvés sur les lieux.

De plus, c’est la victime elle-même qui a indiqué aux forces de l’ordre l’endroit où se cachait son agresseur, lequel a résisté à son arrestation.

Responsabilité civile engagée

Mohamed est accusé d’un délit grave d’agression sexuelle sur mineur, ce qui pourrait lui valoir jusqu’à 15 ans de prison, surtout s’il est prouvé qu’il a exercé une violence envers la victime, comme le corroborent les témoignages.

Selon l’avocat de la victime, qui se porte partie civile, « nous chercherons à obtenir la sanction la plus sévère possible pour l’accusé, sans oublier de réclamer la responsabilité civile de l’administration qui avait la charge de ce dernier et qui l’a placé dans un établissement public d’hébergement pour mineurs, sans qu’il le soit ».

Points importants à retenir

  • Mohamed Rifai, âgé de 23 ans, se trouve accusé d’agression sexuelle sur une mineure.
  • Des examens médicaux ont confirmé son véritable âge, mettant en doute sa prétendue minorité.
  • Le juge a fondé sa décision de maintien en détention sur des risques de fuite et de récidive.
  • Les témoignages de la victime et des preuves matérielles soutiennent l’accusation.
  • La question de la responsabilité civile de l’administration pour la gestion du suspect a été soulevée.

En réfléchissant à cette affaire, je me demande jusqu’où peut mener une telle manipulation de la réalité. Quelle est la responsabilité de l’État envers ses jeunes, qu’ils soient mineurs ou majeurs, et comment les dysfonctionnements dans nos systèmes de protection peuvent-ils conduire à des drames irréparables ? Ce récit soulève des questions profondes sur la protection des plus vulnérables, et exige une réflexion collective sur la sécurité et la justice dans notre société.



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