A Josefa, les cris de ses petits-enfants ont tiré du sommeil à trois heures et demie du matin. En courant, elle est tombée sur un dispositif policier et n’a pas pu voir une dernière fois sa fille, Catalina — surnommée Lina par ses proches. Interviewée par SUR, elle demande justice et souhaite que l’ex-partenaire de Lina, accusé d’avoir tué cette dernière et d’avoir incendié leur domicile devant ses enfants à Benalmádena, soit condamné à la peine maximale. Le procès approche, et les avocates représentant Josefa et le fils aîné de la victime réclament une peine de réclusion permanente.
Les accusations détaillent que, vers quatre heures du matin le 9 février 2025, l’accusé est entré dans le logement familial avec un couvre-chef, afin d’éviter d’être reconnu, « dans le but de provoquer la mort de la victime ». Il a profité du fait que Lina dormait avec ses trois jeunes enfants, également issus de sa relation avec le prévenu, pour l’agresser « de manière sournoise » avec un anneau en métal et un poing américain, lui infligeant de multiples coups au niveau du cou et du visage, dans un acte de violence « progressive et cruelle ». Après l’avoir étranglée, il a incendié la chambre pour dissimuler son crime.
Les conclusions des avocats affirment qu’au moment où les enfants ont tenté de secourir leur mère, le prévenu les a également agressés. Ce dernier les a laissés dans la maison en flammes, « dans un état de grave danger, sans prendre de mesures pour les protéger ». De plus, l’avocat Carmen Gema Jiménez a mentionné que, avant le crime, l’accusé avait déjà exercé des violences physiques et psychologiques sur Lina et les enfants. En effet, le 20 janvier, il l’aurait menacée de mort après lui avoir pris son téléphone et en proférant des insultes.
Les avocates estiment que les actes décrits relèvent d’un meurtre, aggravé par la vulnérabilité de Lina. Elles demandent donc à ce que l’ex-partenaire soit condamné à une réclusion permanente, soulignant que Lina était en situation de faiblesse. Elles le considèrent aussi responsable d’un délit d’incendie, pour lequel elles réclament 20 ans de prison ; de maltraitance habituelle, pour laquelle elles demandent dix ans ; et trois accusations de maltraitance envers ses enfants, avec une demande de dix ans de prison pour chacune. En tout, le total des peines pourrait atteindre plus de 48 ans de réclusion.
La procureure requiert également que l’accusé indemnisent chaque enfant à hauteur de 300 000 euros pour le préjudice moral et les séquelles psychologiques.
Points importants à retenir
- Le crime s’est produit le 9 février 2025 à Benalmádena, où la victime a été attaquée dans son sommeil.
- L’accusé fait face à plusieurs chefs d’accusation, dont meurtre, incendie et maltraitance.
- Les avocates réclament une peine de réclusion permanente, accordant une attention particulière à la vulnérabilité de la victime.
- Le procès culminera avec l’évaluation de l’accusation par un jury populaire.
- Les victimes de violence domestique peuvent contacter un service d’assistance 24h/24.
À travers cette tragédie, on est poussé à réfléchir sur la violence systémique qui entoure certaines relations. Une question me hanterait : comment la société peut-elle mieux soutenir les victimes et prévenir ces drames inacceptables ? Il est crucial d’amplifier la voix des survivants et d’instaurer un dialogue véritable sur la violence domestique. Car au-delà des lois et des peines, c’est bien la prise de conscience individuelle et collective qui changera le cours des choses.





