Le parquet réclame que l’agresseur indemnise la victime à hauteur de 12 247 euros pour les préjudices moraux et les séquelles. Le procès du prévenu est prévu le 28 avril au sein de la Sección Segunda de l’Audience Provinciale des Baléares.
Les faits se sont produits aux alentours de 00h15, le 18 janvier de l’année précédente. Le mis en cause, un Espagnol de 27 ans, est décrit par le ministère public comme ayant « un évident désir de nuire à la vie de la victime, stimulé par son hostilité envers les personnes vulnérables ». Il serait entré dans le distributeur automatique situé au numéro 3 de la rue Rosselló après avoir vérifié que la victime dormait.
Les blessures
Le jeune homme a alors sorti un briquet et mis le feu aux couvertures et au sac de couchage de l’homme. Réveillé par les flammes, ce dernier a tenté d’éteindre le feu à mains nues et a souffert de brûlures au second et au troisième degré. Lorsqu’il s’est échappé à l’extérieur, il a appelé à l’aide une patrouille de la police locale, qui se trouvait à proximité, et les agents ont rapidement alerté une ambulance.
La victime a été transportée à l’hôpital pour recevoir les soins nécessaires. Le Groupe des Homicides de la Police Nationale a été chargé d’une enquête qui s’est révélée complexe. Initialement, les enquêteurs ont envisagé la possibilité que le SDF ait dormi en fumant.
En examinant les caméras de sécurité de la zone, les agents ont réussi à identifier et à appréhender le présumé auteur, reconnu sur les images le montrant arrivant à la banque à scooter électrique. Ils ont découvert qu’il avait fréquenté les lieux deux jours avant l’incident et qu’il était une personne vulnérable, en situation précaire.
Quelques jours plus tard, grâce à une surveillance, les policiers ont finalement interpellé l’individu à Palma alors qu’il circulait à bord du même véhicule.
Un perquisition a été effectuée à son domicile, où plusieurs briquets ont été saisis. Le délinquant a été placé en détention sur ordre du juge de garde. Le procureur l’accuse de tentative de meurtre et d’incendie, et demande une peine de 18 ans de prison, avec l’aggravation de la discrimination sociale.
L’agresseur évoque une blague
Lors de son interrogatoire en détention, le jeune homme a indiqué qu’il s’agissait d’une simple gamberrada, une plaisanterie. Le parquet fait remarquer que l’incendie a engendré des dégradations non évaluées, concernant les vêtements, les chaussures, le sac de couchage, le téléphone et les couvertures de la victime.
Selon la version du ministère public, le jeune homme « n’a pas pu mener son acte à terme en raison de la réaction rapide de la victime » ainsi que parce que le feu ne s’est pas propagé rapidement grâce à un carton qui protégeait la victime.