Cette semaine, j’ai eu l’occasion de discuter avec Anthi, une bénévole à la radio de l’hôpital de Torbay, qui m’a suggéré d’écrire sur la télévision, ce fameux boîtier souvent moqué, mais qui parvient encore à infiltrer nos conversations.
Nous faisons défiler, nous diffusons et nous consommons des séries, mais c’est toujours la télévision qui s’immisce dans nos discussions.
Ruby Wax est un exemple parfait d’une personne dont la relation avec la télévision a été à la fois chaotique et transformative. Anthi m’a rappelé son humour mordant et son énergie débridée, les interviews qui ressemblaient à des montagnes russes.
Cependant, c’est son travail plus récent qui m’a marqué. Sa dernière tournée, autour de son livre Je ne suis pas aussi bien que je le pensais, est brutalement honnête et agréablement réconfortante. Elle aborde la santé mentale avec une franchise qui fait sentir moins seul, et son engagement envers la pleine conscience est quelque chose qu’elle a étudié et vécu lorsqu’elle a fait face à des moments difficiles.
Pour beaucoup, le moment où ils ont vraiment vu Ruby Wax était dans la jungle. I’m a Celebrity… Get Me Out of Here! a une façon de ramener les gens à l’essentiel. Observer Wax faire face à des insectes, à la faim, et à la politique particulière de la vie en camp a été assez touchant. La femme qui s’est autrefois mesurée à Madonna et O.J. Simpson semblait soudain vulnérable, humaine, presque fragile. Malgré sa légèreté, la télévision peut révéler des vérités que des plateformes plus “sérieuses” ne parviennent pas toujours à exprimer.
Anthi m’a aussi parlé d’une autre femme qui a compris le pouvoir de l’écran bien avant que nous soyons tous captivés : Germaine Greer. Lorsque The Female Eunuch a fait irruption sur les étagères en 1970, c’était un événement littéraire, mais ce sont les apparitions télévisées de Greer qui ont fait d’elle une force culturelle. Elle était enthousiaste, articulée, et provocante. La télévision ne faisait pas que diffuser ses idées ; elle les amplifiait, créant des ondes de choc dans des salons qui n’avaient jamais rencontré le féminisme de manière si directe et sans compromis.
Ce qui a fasciné Anthi, c’est comment ces idées continuent de résonner. Récemment, Call the Midwife a glissé une référence à The Female Eunuch dans une de ses intrigues. C’était un petit moment, presque une phrase insignifiante, mais il a eu un impact surprenant. Il est agréable de voir une série dramatique de dimanche soir rendre discrètement hommage à un livre qui a un jour choqué la Grande-Bretagne.
Wax et Greer semblent venir de mondes différents, mais elles partagent quelque chose d’important : toutes deux ont utilisé la télévision pour défier les récits que nous construisons sur nous-mêmes. Wax apporte humour et vulnérabilité à la conversation sur la santé mentale ; Greer a insufflé passion et colère à la discussion sur le féminisme. Et la télévision, avec tous ses défauts, a contribué à porter leurs messages plus loin que n’importe quelle tournée de livres ou conférence ne pourrait le faire.
Est-ce pourquoi la télévision compte toujours ? Pas parce qu’elle est brillante ou ingénieuse, mais parce qu’elle crée des moments partagés — ceux dont nous parlons au travail le lendemain, ceux que nous envoyons par texto à un ami, ou ceux auxquels nous réfléchissons discrètement en faisant du thé. Un célébrité dans une jungle, une féministe sur un plateau de télévision, une sage-femme citant un texte radical : ces petits moments nous amènent à discuter à travers le pays.
Nous aimons prétendre que nous sommes trop sophistiqués maintenant, (enfin peut-être pas moi) ou trop distraits pour que la télévision ait le même pouvoir qu’autrefois. Mais en réalité, elle continue de nous façonner, de nous surprendre, et de posséder encore la capacité de nous faire réfléchir, rire, débattre, ou rappeler quelque chose que nous avions oublié sur nous-mêmes.
Et peut-être est-ce ça, la raison pour laquelle j’ai toujours une affection particulière pour elle. Parce qu’à intervalles réguliers, entre le bruit et l’absurde, la télévision nous offre un moment qui ressemble à une petite piqûre de rappel — un rappel que les idées comptent, que les gens comptent, et que les histoires que nous partageons ont encore le pouvoir de nous transformer. Merci Anthi, c’était très inspirant.
Points importants à retenir
- La télévision reste un vecteur puissant de la culture et des idées contemporaines.
- Les personnalités comme Ruby Wax et Germaine Greer exploitent ce moyen pour aborder des thèmes cruciaux comme la santé mentale et le féminisme.
- De petits moments dans des séries peuvent avoir un impact significatif sur la société.
- La télévision crée des occasions d’échange et de réflexion collective.
Réfléchissons à l’impact que ce médium a sur nos vies quotidiennes. La télévision, souvent reléguée au statut de simple divertissement, continue de jouer un rôle essentiel dans la façon dont nous abordons des sujets sérieux. Elle a le pouvoir de nous faire questionner nos propres perceptions, de nous rassembler et d’initier des discussions qui pourraient changer notre compréhension du monde. En fin de compte, qu’en pensez-vous ?





