“C’en est trop, place à la musique”. C’est la promesse faite par Baby Gang, connu sous le nom de Zaccaria Mouhib, un trapper controversé de 24 ans d’origine marocaine, résidant à Calolziocorte. Sa carrière musicale est entachée par des épisodes de violence et des démêlés judiciaires. Ce jeune artiste, qui se classe parmi les chanteurs les plus écoutés sur Spotify, a récemment été condamné à 2 ans et 8 mois de prison pour recel et possession d’une arme à feu dissimulée.
Le 11 septembre dernier, il a de nouveau été interpellé après qu’une enquête menée par les carabiniers a révélé qu’il avait tiré sur un ami avec une arme à air comprimé. Dans la chambre d’hôtel où il séjournait après un concert à Milan, les forces de l’ordre ont découvert une arme semi-automatique et neuf munitions cachées dans un porte-serviettes. “C’est pour me défendre, j’ai peur des voleurs”, a-t-il déclaré. Deux autres armes ont été retrouvées dans sa villa à Calolziocorte, dissimulées dans un meuble. Hier, la juge Chiara Valori a déclaré l’artiste coupable. Son avocat, Niccolò Vecchioni, envisage de faire appel. “C’en est trop, place à la musique”, est le message qu’Baby Gang souhaite délivrer après ce verdict. Actuellement placé en résidence surveillée, il doit obtenir des autorisations pour enregistrer de nouveaux morceaux ou se produire en concert. En parallèle, il purge également une condamnation de 2 ans, 9 mois et 10 jours pour une fusillade survenue près du corso Como à Milan entre le 2 et le 3 juillet 2022.
Cette dernière condamnation s’ajoute à une longue liste de troubles judiciaires qui le suivent depuis son adolescence : vols, agressions, attaques dans des trains entre Milan et Lecco, blessures, fusillades et armes. Malgré ses démêlés avec la loi, chaque arrestation semble accroître sa visibilité en ligne, avec une hausse de ses streams, vues et likes.
Points importants à retenir
- Baby Gang fait face à des accusations graves, mais demeure une figure populaire dans le milieu musical.
- Sa carrière est marquée par des conflits avec la justice qui semblent paradoxalement nourrir son succès.
- Le jeune artiste prône un retour à la musique, malgré ses contraintes légales actuelles.
- Son témoignage met en lumière des problèmes de sécurité et de violence au sein de la société musicale.
Cette situation soulève des interrogations pertinentes sur le rapport entre l’artiste et la société. Jusqu’où la célébrité peut-elle compenser des comportements problématiques, et comment la musique peut-elle jouer un rôle dans la rédemption personnelle ? En observant ce parcours si turbulent, je ne peux m’empêcher de me demander si Baby Gang pourra vraiment tourner la page ou si ses cicatrices le hanteront toujours. L’art est-il devenu un refuge pour les âmes égarées ou, au contraire, les décisions prises dans l’ombre ne risquent-elles pas de l’éloigner encore plus de son rêve ?





