Prince Harry contre le Daily Mail : des pratiques d’information illégales dévoilées au tribunal

Prince Harry contre le Daily Mail : des pratiques d'information illégales dévoilées au tribunal

Un enquêteur a fourni des informations sur un cousin de la Reine, affirme l’avocat

Imogen James
Au Palais de Justice

Lors de la reprise de l’audience, David Sherborne commence par évoquer John Ross, un enquêteur privé et ancien policier de la Metropolitan Police.

Sherborne avance que Ross a été rémunéré à plusieurs reprises pour des informations concernant diverses affaires.

Il mentionne également un email datant de 2011, envoyé par le rédacteur en chef du Mail on Sunday, John Wellington, à Liz Hartley de leur département juridique, qui contenait un tableau listant les paiements effectués à John Ross.

Selon Sherborne, ces éléments prouvent que Ross fournissait des informations grâce à ses “connexions corrompues” au sein de la police.

Il cite un paiement de 1 000 £ effectué le 1er novembre 2001, intitulé « [masqué] cousin cambriolé ».

Ce paiement concernait, selon ses dires, une enquête en cours sur un cambriolage ayant eu lieu au domicile du cousin germain de la Reine.

Dans son argumentaire écrit, Sherborne suggère qu’il peut être déduit qu’il s’agissait d’un paiement illégal à un policier en échange d’informations, tant par le titre de la facture que par le fait que le Mail on Sunday a publié un article le même jour titré : « Les voleurs s’en prennent pour la seconde fois au cousin de la Reine ».

Points importants à retenir

  • John Ross, ancien policier, a œuvré en tant qu’enquêteur privé.
  • Des paiements suspects ont été effectués pour des informations d’origine douteuse.
  • Des preuves documentées évoquent des liens entre Ross et des officiers de police.
  • Une enquête est en cours concernant un cambriolage touchant des membres de la royauté.
  • L’article du Mail on Sunday a révélé des détails sur l’affaire au même moment que le paiement suspect.

Penchons-nous un instant sur la question cruciale de la transparence et de l’éthique dans le journalisme d’investigation. Ce cas souligne les dangers d’une collusion entre médias et forces de l’ordre. Est-ce que la quête de l’information peut justifier de tels moyens ? En tant que citoyenne, il est légitime de s’interroger sur les vérités cachées derrière les gros titres. La responsabilité des journalistes envers leur public n’a jamais été aussi cruciale. Réfléchissons ensemble à l’impact de ces révélations sur notre confiance envers les institutions et les médias qui les relaient.



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