L’avocate de la mère de Lucca affirme que sa cliente nie toute implication dans l’affaire

L'avocate de la mère de Lucca affirme que sa cliente nie toute implication dans l'affaire

L’avocate de Bárbara, la mère de Lucca, un enfant de quatre ans retrouvé mort avec des signes de violence physique et sexuelle sur les côtes de Garrucha (Almería) mercredi dernier, a affirmé que sa cliente “nie pas avoir été impliquée” dans les faits examinés par le Juzgado de Instrucción numéro 4 de Vera. Elle a également choisi de ne pas témoigner, tant devant la Garde Civile qu’auprès de l’autorité judiciaire.

Uno de los momentos vividos durante el acto.

Dans une interview accordée à Canal Sur TV, reprise par Europa Press, María del Mar Piñero a précisé que, puisque sa cliente n’a pas témoigné, elle ne peut pas anticiper le contenu de leurs échanges personnels, que ce soit dans les locaux de police ou le jour où elle a été mise à disposition judiciaire, “ni en s’accusant, ni en se disculpant”.

Piñero a été interrogée sur les messages audio qui ont émergé dans le public, où Bárbara s’adressait à son père et à son partenaire. L’avocate a expliqué que le dossier remis au juge <> n’inclut pas encore ces messages, et que la défense n’y a pas eu accès officiellement. “Nous ne savons pas vraiment la véracité de ces messages”, a-t-elle déclaré, ajoutant que sa cliente “a une explication” concernant leur envoi, qu’elle fournira lorsqu’elle sera appelée à témoigner. Elle a également confirmé que Bárbara “n’a ni reconnu ni réfuté l’autorité” de ces audios.

EUROPA PRESS

Concernant le contenu du dossier, l’avocate a affirmé qu’il n’était pas mentionné que sa cliente ait reconnu les faits ou admis une quelconque participation dans l’incident. Questionnée sur les heures précédant le décès de l’enfant, lorsque le jugement soutient que la mère serait rentrée chez elle tandis que l’agression se poursuivait, Piñero a à nouveau précisé qu’elle ne peut dévoiler le contenu de leurs interviews personnelles, étant donné que l’accusée a choisi de ne pas témoigner.

En état de choc, sans diagnostic de troubles mentaux

L’avocate a indiqué que, d’après leurs rencontres jusqu’à présent, Bárbara “était complètement en état de choc” tant le jeudi que le samedi, rendant toute conversation fluide difficile. À l’heure actuelle, elle n’a pas connaissance d’un diagnostic de pathologie mentale pour sa cliente, bien qu’elle ait souligné la nécessité de davantage de réunions pour compléter son évaluation.

Elle a également mentionné une cause antérieure ayant conduit à une ordonnance de protection visant à éloigner l’accusé de la mère et de l’enfant, tout en précisant que la défense n’a pas eu accès à cette décision puisqu’elle n’était pas impliquée dans cette procédure. “Elle parlait à peine”, a-t-elle affirmé lorsqu’elle a été interrogée sur les raisons pour lesquelles la mère aurait permis à l’accusé de continuer à vivre avec elles.

Interrogée sur la possibilité que Bárbara engage des poursuites judiciaires contre son partenaire, l’avocate a déclaré que cette décision sera prise “lorsque je me réunirai avec ma cliente et que nous examinerons tout”, notamment après que le jugement ait évoqué des indices d’une agression “répétée” ayant conduit à la mort de l’enfant.

Concernant une éventuelle appel d’urgence effectuée par sa cliente durant l’intervalle horaire où l’enfant a subi des blessures fatales, Piñero a indiqué qu’aucun appel n’était mentionné dans le dossier, tout en insistant sur le fait qu’il manquait encore des documents à l’affaire.

Le jugement de détention préventive précise que l’accusé aurait frappé et agressé sexuellement le petit le 3 décembre, alors qu’il était seul avec lui, provoquant un effondrement intestinal et une déchirure hépatique ayant entraîné sa mort, estimée vers 15h30. Le document souligne également que l’homme aurait exercé une violence habituelle sur l’enfant “avec la connaissance” de la mère, malgré une ordonnance de protection en vigueur.

Après le décès, les deux accusés auraient déplacé le corps jusqu’à un ancien bunker sur la plage de Garrucha, où il a été découvert par la suite. Le tribunal maintient la mère en détention préventive, sans possibilité de libération, en raison du risque de fuite et de la gravité des crimes examinés.

Points importants à retenir

  • Bárbara nie toute implication dans les faits dénoncés;
  • Des messages audio, dont la véracité est encore douteuse, sont au cœur des investigations;
  • L’état émotionnel de Bárbara est préoccupant, nécessitant des évaluations supplémentaires;
  • Aucune preuve jusqu’à présent ne lie Bárbara à des actions ayant causé la mort de Lucca;
  • Les circonstances entourant son partenariat avec l’accusé soulèvent des interrogations sur le contexte familial.

En tant que journaliste, ces événements tragiques me laissent perplexe et inquiet. Comment une telle situation peut-elle se produire dans notre société ? Cela soulève des questions sur les mécanismes de protection en place pour les enfants et les familles en détresse. La voix des victimes, souvent étouffée par la peur ou la honte, mérite d’être entendue. Nous devons réfléchir à ce qu’il est possible de faire pour éviter que de telles tragédies ne se reproduisent à l’avenir.



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