La Section Tercera de la Cour d’appel de Zaragoza a condamné mercredi E. A. V. C. à un an et six mois de prison pour trafic de drogues au détail, un délit survenu lors de la fête “Manycome” le 19 mai au restaurant Torre Luna. Le tribunal a prononcé le verdict à l’issue d’un accord entre l’accusé, sa défense et le Parquet, lequel avait initialement requis quatre ans de réclusion pour un délit contre la santé publique.
Au cours de l’audience, seul l’un des accusés était présent. L’autre, qui n’avait pas été localisé en mai malgré une peine d’emprisonnement, n’a pas assisté au procès, ce qui a conduit le procureur à demander une nouvelle ordre de recherche et d’arrestation à son encontre. L’affaire a cependant poursuivi son cours pour l’accusé présent, défendu par l’avocate Ana Herrando, qui a accepté la peine allégée ainsi qu’une amende de 500 euros, remplaçable par 10 jours de détention en cas de non-paiement.
Les deux accusés avaient été interpellés le 19 mai alors que des agents de police en civil les surprenaient dans les toilettes du local, situé rue Miguel Servet. Ils semblaient s’approcher de différents groupes de manière suspecte. Après les avoir fouillés dans un endroit plus isolé, plusieurs sachets de poudre rose (cocaïne rose ou tusi), pesant 4,65 grammes (61 % de pureté), ainsi que des comprimés de MDMA et 635 euros en billets ont été saisis, sans justification quant à l’utilisation de leurs téléphones portables.
La défense d’E. A. V. C. a demandé la suspension de la peine, n’ayant pas de casier judiciaire, demande que le tribunal a acceptée sans objection du Parquet. Cette suspension est conditionnée à ce que le condamné ne commette pas d’infraction dans les deux ans à venir, qu’il dispose d’une adresse connue et qu’il reste à la disposition de la justice. Le tribunal a également autorisé le paiement de l’amende en plusieurs mensualités de 50 euros. De plus, il a ordonné le confiscation de la drogue et de l’argent saisis.
Points importants à retenir
- E. A. V. C. a été condamné pour trafic de drogues lors d’un événement festif.
- La peine initiale a été réduite après un accord avec le Parquet.
- La présence d’un seul accusé lors de l’audience a conduit à des mesures d’arrestation pour l’autre.
- Des agents de police en civil ont interpellé les suspects dans des circonstances suspectes.
- Une amende a été imposée, avec la possibilité de paiement échelonné.
La décision du tribunal soulève des questions sur la gestion de la toxicomanie et sur la manière dont la justice s’efforce d’équilibrer répression et réhabilitation. Étant donné les préoccupations croissantes autour du trafic de drogues, il est essentiel de se demander quelles mesures devraient être mises en place pour prévenir de telles situations tout en soutenant ceux en quête de réinsertion. Personnellement, je ne peux m’empêcher de réfléchir à l’efficacité de notre système judiciaire dans le cadre d’un problème sociétal aussi complexe.





