Les inquiétudes grandissent concernant l’avenir du secteur touristique de Torbay, suite à la confirmation par le gouvernement travailliste de projets visant à conférer aux maires régionaux le pouvoir d’imposer une taxe de séjour, souvent appelée “taxe touristique”, dans les régions de Devon et de Cornouailles.
Cette proposition, annoncée à la Chambre des communes, permettrait à un maire régional de facturer aux visiteurs un supplément par nuit pour les séjours hôteliers et autres types d’hébergement touristique. Les ministres ont également indiqué que ce pouvoir pourrait être étendu à des zones sans maire élu mais dotées d’une autorité stratégique combinée, soulevant donc la possibilité d’inclure Torbay.
Cette annonce intervient alors que le gouvernement avance des lois pouvant contraindre la Cornouaille à se regrouper avec le Devon sous une seule et même autorité régionale élue — une mesure qui pourrait redéfinir la prise de décision dans le Sud-Ouest et avoir d’importantes répercussions sur l’économie locale, déjà très dépendante des visiteurs.
L’ancien député conservateur de Torbay, Kevin Foster, a qualifié cette taxe de “menace préoccupante” pour la baie, qui repose déjà sur les emplois et les entreprises liés au tourisme.
“L’annonce selon laquelle un maire régional disposerait du pouvoir d’imposer une nouvelle taxe sur l’industrie touristique emblématique de Devon et de Cornouailles est profondément inquiétante. Cette taxe serait un fardeau supplémentaire pour un secteur déjà durement touché par les augmentations de taxes du gouvernement travailliste”, a-t-il déclaré.
Foster a souligné que la taxe viendrait s’ajouter aux pressions existantes, telles que l’augmentation des contributions à la sécurité sociale et des impôts sur les sociétés, avertissant que l’effet combiné de ces mesures pourrait dissuader les visiteurs et alourdir les coûts pour de nombreuses entreprises qui peinent déjà à survivre.
“Une taxe de séjour se traduirait par un coût supplémentaire pour ceux qui réserveraient des chambres d’hôtel et d’autres types d’hébergement dans notre région. Cela viendrait s’ajouter à la TVA déjà appliquée et aux impôts payés par les entreprises du tourisme, tels que les taux d’imposition sur les entreprises et les contributions à la sécurité sociale”, a-t-il précisé.
Il a également déclaré : “Cela peut sembler une solution pratique pour ceux qui souhaitent encore augmenter les dépenses de leurs sympathisants, tout en laissant quelqu’un d’autre assumer le coût. Cela ignore cependant l’importance vitale du secteur touristique qui crée des emplois et soutient des familles, tout en façonnant notre région. Si les taxes sur le tabac découragent le tabagisme et celles sur l’alcool freinent la consommation d’alcool, que pense-t-on qu’une taxe touristique accomplira ?”
Kevin Foster a aussi critiqué le député travailliste Perran Moon sur ses remarques concernant l’éventuelle imposition d’un maire élu en Cornouailles.
“Lorsque deux amendements ont été présentés pour empêcher le gouvernement travailliste d’imposer un maire élu en Cornouailles, Perran Moon a voté contre. Aujourd’hui, il se plaint de la possibilité d’un maire pour le Devon et la Cornouailles, mais c’est la loi qu’il a soutenue qui en décidera, plutôt que le peuple de Cornouailles, qui est le seul habilité à prendre cette décision”, a-t-il ajouté.
Des inquiétudes budgétaires alimentent l’incertitude
Cette controverse sur la taxe touristique survient un jour après que le député libéral-démocrate de Torbay, Steve Darling, a critiqué le budget du gouvernement, affirmant qu’il a échoué à soutenir des secteurs clés de la baie.
Darling a qualifié ce budget de “mal ficelé”, soulignant qu’il n’a pas apporté les changements concrets promis aux habitants de Torbay, tout en imposant “une explosion fiscale pour des millions de personnes”.
Il a également exprimé des préoccupations concernant l’absence de soutien pour l’hôtellerie, un secteur déjà préoccupé par l’impact potentiel d’une taxe touristique.
“Le Chancelier a refusé de réduire la TVA pour les entreprises de l’hôtellerie”, a déclaré Darling. “Une réduction temporaire de la TVA jusqu’en avril 2027 aurait apporté un soulagement bien nécessaire aux centres-villes locaux et protégé des emplois.”
Points importants à retenir
- La taxe de séjour pourrait alourdir le coût des vacances en région.
- Les entreprises locales du tourisme craignent déjà des impacts financiers.
- L’absence de soutien spécifique pour l’hôtellerie dans le budget gouvernemental est inquiétante.
- Les mesures fiscales récentes aggravent la situation économique des entreprises.
- Le débat sur l’imposition d’un maire élu pourrait redéfinir la gouvernance régionale.
En réfléchissant à cette situation, je me demande : jusqu’où sera prêt à aller un gouvernement pour équilibrer son budget aux dépens de ceux qui constituent le cœur de nos économies locales ? La pression sur le secteur touristique, déjà affaibli, nous invite à envisager l’avenir de notre région. Une taxe sur le tourisme pourrait-elle vraiment générer les recettes espérées, ou risquerait-elle de repousser encore plus les visiteurs au profit d’une gestion budgetaire hasardeuse ? La réponse pourrait bien en dire long sur notre vision du développement durable et de l’inclusivité économique.





