Vous n’êtes pas seule à ressentir une impression de déjà-vu en observant le dernier psychodrame se dérouler à Downing Street.
En juillet dernier, le public avait massivement rejeté des années de luttes internes britanniques au profit d’une politique plus calme et stable. Dix-huit mois plus tard, le Parti travailliste semble sombrer dans le même chaos que celui qu’on a connu sous les Conservateurs. Pendant ce temps, les problèmes qu’ils ont hérités et contribué à créer continuent de s’envenimer, alors que nous ne sommes plus qu’à quelques jours d’un Budget dont le Chancelier semble peaufiner les détails en temps réel.
Un tableau peu reluisant ! En échangeant avec des entrepreneurs dans le sud du Devon, je comprends combien il est frustrant de voir le gouvernement absorbé par les ragots et l’ego, alors que chacun s’efforce de survivre dans un marché difficile.
Au lieu de se concentrer sur leurs propres disputes, Downing Street et le gouvernement en général devraient vraiment s’atteler aux missions que les électeurs leur ont confiées. Pour moi, cela commence par un examen des erreurs commises par le Labour durant sa première année au pouvoir.
En premier lieu, il est impératif de s’attaquer aux conséquences des modifications apportées aux contributions à l’assurance nationale des employeurs. Peu après l’annonce de cette politique, l’hôtellerie et le secteur du divertissement ont sonné l’alerte non seulement à propos de l’augmentation des contributions, mais aussi de la baisse du seuil à partir duquel ces contributions s’appliquent, de 9 100 à 5 000 livres.
Depuis, ces mises en garde se sont concrétisées de manière dévastatrice : les employeurs réduisent les effectifs et n’embauchent pas. Bien que donner un chiffre exact soit difficile, on estime que jusqu’à 110 000 emplois pourraient avoir disparu dans le secteur de l’hôtellerie d’ici le Budget que le Chancelier présentera la semaine prochaine.
Pour les travailleurs saisonniers, souvent nouvellement concernés par ces contributions à cause de la baisse du seuil, la situation est encore plus préoccupante, avec des offres d’emploi atteignant un niveau historiquement bas. Ne perdons pas de vue qu’il s’agit souvent de métiers d’entrée, qui offrent aux jeunes leur première expérience professionnelle.
À un moment où les emplois pour diplômés diminuent également, les modifications fiscales apportées par le Chancelier sont socialement régressives, privant ainsi les jeunes de l’occasion de développer des compétences durables.
Il est impératif de restaurer les secteurs qui, jadis, étaient créateurs d’emplois. C’est pourquoi les Démocrates libéraux pressent le Chancelier de réduire la TVA de 5 % sur les pubs, restaurants, lieux de divertissement et d’hébergement lors du prochain Budget.
Parallèlement à cela, nous demandons la suppression de la principale taxe sur les énergies renouvelables des factures d’énergie, ce qui permettrait de réduire la facture moyenne de plus de 90 livres par an, atteignant ainsi son deuxième niveau le plus bas depuis le début de la crise énergétique.
Ce plan en deux volets pour “soulager le coût de la vie et du business” serait financé par une nouvelle taxe sur les bénéfices des grandes banques, permettant d’économiser environ 270 livres par famille au cours des dix-huit prochains mois.
Les gens travaillent d’arrache-pied tout le mois et se retrouvent avec pratiquement rien après des factures exorbitantes et des prix alimentaires en forte hausse. Autrefois, on savait qu’on pouvait se permettre un poisson-frites en famille un vendredi soir ou une sortie au cinéma le week-end.
La proposition des Démocrates libéraux de réduire la TVA dans l’hôtellerie et sur les factures d’énergie rendrait les dépenses de chauffage plus abordables, permettant ainsi aux familles de se consacrer à des plaisirs occasionnels. Cela contribuerait à stimuler la croissance économique, à revitaliser nos rues commerçantes et à offrir au pays un regain de moral. Le Chancelier doit y réfléchir.
Points importants à retenir
- La situation actuelle à Downing Street rappelle les années de lutte interne au sein du Parti conservateur.
- Les modifications fiscales apportées peuvent avoir des effets dévastateurs sur l’emploi, en particulier dans les secteurs de l’hôtellerie et du divertissement.
- Une baisse de la TVA pourrait soulager les consommateurs et soutenir l’économie locale.
- Les travailleurs saisonniers sont particulièrement touchés par ces changements de seuils.
- La nécessité de rétablir des industries créatrices d’emplois est primordiale pour le bien-être économique du pays.
Ce constat me fait réfléchir sur notre capacité à apprendre des erreurs passées. Faire face aux défis actuels nécessite plus qu’une simple prise de conscience: cela exige une action concertée et réfléchie. Je me demande donc, où se trouve réellement notre engagement à bâtir un avenir durable et équitable pour tous ?





