Antonio De Rensis, avocat d’Alberto Stasi, ne cache pas son intention d’utiliser une certaine ironie face aux nouveaux développements concernant Mario Venditti. Lors d’une récente intervention télévisée, il a souligné que « ceux qui ont mené les investigations avaient compris en 21 secondes que Sempio n’avait rien à voir avec l’affaire ». Cela a été confirmé par Venditti lui-même, déclarant : « En 21 secondes, j’ai réalisé que Sempio était innocent ». Cependant, cette réalité semble contredite par de récentes révélations révélant qu’en 2017, l’ancien procureur, sous enquête pour corruption, avait fait mention de “demande de mesure coercitive”, un point que Venditti a rapidement clarifié.
La provocation d’Antonio De Rensis
En direct de l’émission Ignoto X, animée par Giuseppe Rinaldi sur La7, l’avocat a commenté les nouvelles concernant l’affaire Garlasco. Il a affirmé : « Je respecte les institutions d’hier et d’aujourd’hui », ajoutant avec un soupçon d’ironie que « ceux qui ont enquêté avaient compris en 21 secondes que Sempio ne faisait pas partie de l’affaire ».

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De Rensis a également mentionné qu’un agent de police judiciaire, toujours en 2017, aurait déclaré qu’il devait effectuer des transcriptions à « la vitesse de la lumière » pour que ces documents soient disponibles pour l’archivage du procureur.
Pour rappel, Venditti fait l’objet d’une enquête par le parquet de Brescia pour corruption dans ses actes judiciaires. Récemment, l’enquête a touché Giuseppe Sempio, le père d’Andrea.
Nouvelles révélations sur l’affaire de Garlasco
Le 4 novembre, les journaux La Verità et Panorama ont révélé un document datant du 23 février 2017 concernant les premières investigations sur Andrea Sempio. Dans ce document, Mario Venditti demandait « l’autorisation de retarder le dépôt des documents relatifs aux interceptions téléphoniques », afin de « ne pas compromettre la continuité des investigations » et de permettre aux enquêteurs de mener à bien « les demandes de mesures coercitives » à l’encontre des suspects.
L’explication de l’ancien procureur
En réponse à ces nouvelles, Mario Venditti, par l’intermédiaire de son avocat Domenico Aiello, a évoqué « la découverte de l’eau chaude ». Il a précisé que cette demande était une « pratique courante » parmi tous les procureurs d’Italie. Lorsqu’une enquête sur un crime grave est en cours, « le dépôt des interceptions est souvent retardé », a-t-il argumenté, ajoutant qu’il est courant d’indiquer dans les requêtes aux juges des motifs qui laissent ouvertes toutes les options pour ne pas compromettre les futures initiatives.
Points importants à retenir
- Antonio De Rensis soulève des questions sur l’efficacité des enquêtes.
- Des révélations en 2017 mettent en lumière des pratiques d’enquête standard.
- Les accusations de corruption pourtant classées peuvent avoir un impact durable sur les enquêtes.
- La déclaration de Venditti souligne l’importance de la rigorosité dans le processus judiciaire.
Le traitement de cette affaire met en lumière des enjeux cruciaux au sein de notre système judiciaire. En tant que citoyenne, je ne peux m’empêcher de me demander comment de telles révélations peuvent influencer la perception du public sur la justice. Est-ce que nous, en tant que société, sommes prêts à affronter les complexités et parfois les zones d’ombres qui entachent notre confiance dans les autorités judiciaires ? Cela nous pousse à réfléchir profondément sur les valeurs que nous plaçons dans notre quête de vérité et de justice.





