4.000 kilos de cocaïne interceptés en haute mer près des Canaries, valeur secteur 21,4 millions !

4.000 kilos de cocaïne interceptés en haute mer près des Canaries, valeur secteur 21,4 millions !

Les agents du Groupe Spécial d’Opérations (GEO) de la Police Nationale espagnole ont mené une opération d’assaut en mer, soutenue par la Marine espagnole, contre le navire marchand Little Girls, qui naviguait à 600 milles des îles Canaries avec environ 4 000 kilos de cocaïne à bord. Cette drogue, en raison de sa haute pureté, aurait atteint une valeur marchande de 21,4 millions d’euros. Le navire, en provenance du Panama, transportait neuf marins, dont le capitaine, qui ont tous été arrêtés. La cargaison devait être livrée au Port de Vigo en Galice, marquant l’une des plus importantes saisies des dernières années dans les îles.

Les eaux autour de l’archipel continuent d’être utilisées comme une voie d’entrée en Europe pour le trafic de drogues en provenance d’Amérique.

Un moment de la décharge des paquets de drogue.

Un moment de la décharge des paquets de drogue, le dimanche, au port d’Arinaga, à Agüimes.

L’abordage a eu lieu le mercredi précédent, tandis que les paquets ont été déchargés dans la matinée de ce dimanche au Port d’Arinaga, situé dans le municipio d’Agüimes.

La coopération internationale

La Police Nationale a précisé que le dispositif s’est activé le 8 octobre suite à des informations transmises par la DEA (agence antidrogue américaine). Ces informations ont alerté les enquêteurs espagnols sur les activités d’une organisation internationale cherchant à transporter une grande quantité de cocaïne à travers l’Océan Atlantique.

Le navire, un type de « supply ship » sous pavillon tanzanien, avait quitté le port panaméen de Cristóbal et se dirigeait vers l’Espagne.

Sous la direction de la Fiscalité Spéciale Antidrogue de l’Audiencia Nationale et avec le soutien de la Marine espagnole, l’ensemble de l’opération a été coordonné depuis l’Espagne pour localiser le navire.

« Grâce à l’alerte reçue, au cap indiqué et au modus operandi, un dispositif a été conçu pour empêcher que la drogue ne parvienne aux côtes espagnoles. L’abordage a eu lieu vers 21h30 le 22 octobre, soutenu par les Forces Armées espagnoles, à 600 milles des îles Canaries, réalisé depuis un navire de la Marine par des membres du GEO ».

Le déroulement de l’opération

L’opération s’est conclue avec succès, aboutissant à l’arrestation des neuf membres de l’équipage, parmi lesquels se trouvaient le cuisinier et le capitaine.

Lors de l’inspection du navire, les policiers ont découvert la drogue dans les cales, ainsi que des structures atypiques qui n’étaient pas en conformité avec la fonction d’un cargo, servaient à dissimuler les substances prohibées.

Un paquet de drogue marqué.

Un paquet de drogue marqué.

Le navire Little Girls, anciennement connu sous le nom de Great Naos et Macedonia, a été redirigé vers Gran Canaria, où il a accosté à Arinaga. Daté de 1975, le navire transportait des conteneurs et mesurait plus de 54 mètres de long. Son port d’attache initial était le Port de Vigo, mais il reste à savoir si le déchargement devait s’effectuer avant ou après l’accostage.

Un important déploiement

Une entreprise spécialisée a pris en charge le déchargement à Arinaga des 190 paquets contenant les 4 000 kilos de cocaïne de haute pureté. Bien qu’il ait été initialement estimé que le navire transportait 6 500 kilos, cela s’est fait sous un large déploiement policier pour des raisons de sécurité. Les experts estiment que la valeur marchande de cette drogue pourrait atteindre 21,4 millions d’euros.

Il s’agit de l’une des opérations les plus marquantes des dernières années aux Canaries.

Points importants à retenir

  • L’opération a été menée en coopération avec la DEA américaine, soulignant l’importance de l’échange d’informations internationales.
  • Le navire impliqué, un type de « supply ship », avait des structures dissimulant la drogue, inspectées lors de l’opération.
  • La saisie de 4 000 kilos de cocaïne illustre les défis persistants liés à la lutte contre le trafic de drogue en mer.
  • La valeur marchande de la drogue saisie met en lumière les enjeux économiques du trafic international.

En tant que citoyenne et observatrice de la scène politique et sociale, je me demande où se situe la limite entre protection et intrusion, alors que des ressources considérables sont mobilisées pour lutter contre un phénomène qui semble inextinguible. À quel point sommes-nous prêts à sacrifier notre intimité pour assurer notre sécurité ? Ce débat reste ouvert et mérite d’être approfondi.



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