Un extrait de curcuma booste l’orientation et l’attention lors d’une étude de 24 semaines

Un extrait de curcuma booste l'orientation et l'attention lors d'une étude de 24 semaines

Des chercheurs de la société japonaise House Wellness Foods Corp. ont évalué l’impact de l’extrait de Curcuma longa (CLE) sur les performances cognitives de participants en bonne santé présentant de faibles déficits cognitifs.

Les résultats d’un essai clinique randomisé ont montré que, par rapport au placebo, le supplément avait un effet significatif sur les scores d’orientation et d’attention.

L’orientation est une fonction cognitive essentielle pour le fonctionnement quotidien. Des impairments peuvent être les premiers signes d’un léger déclin cognitif, similaire à la démence. Les difficultés d’attention peuvent entraver la communication et interférer avec la vie quotidienne, et apparaissent souvent tôt dans l’évolution de la démence.

« Étant donné que l’orientation et l’attention sont parmi les fonctions cognitives affectées en premier dans la démence, l’amélioration de ces capacités pourrait avoir des implications plus larges, » ont souligné les chercheurs. Bien que cette étude ne mesure pas directement les résultats cliniques comme le déclin cognitif léger ou l’incidence de la démence, les améliorations observées soulèvent la possibilité que le CLE réduise le risque de ces troubles.

Préservation de la fonction cognitive

Le déclin cognitif est associé au vieillissement et à des facteurs comme l’inflammation, influençant la mémoire verbale et visuelle, l’attention et les fonctions exécutives. Ces changements peuvent commencer dès la vingtaine et évoluer vers le léger déclin cognitif avant de mener à la démence.

Préserver la fonction cognitive et prévenir la démence est une priorité de santé publique, bien qu’aucune méthode de prévention ou traitement efficace ne soit encore prouvée.

L’inflammation chronique de faible intensité a été identifiée comme un moteur clé du déclin cognitif, rendant les stratégies d’intervention intéressantes. Améliorer l’alimentation et le mode de vie pour réduire les facteurs de risque a suscité un intérêt croissant, notamment pour les composés bioactifs issus des aliments, comme la curcumine présente dans le curcuma, qui affiche des résultats prometteurs.

La curcumine possède de puissantes propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires qui pourraient protéger le cerveau des stress oxydatifs et des neuroinflammations.

Des études récentes indiquent que des facteurs tels que la dose, la durée de supplémentation, la biodisponibilité et la génétique influencent l’efficacité de la curcumine pour la préservation cognitive.

En outre, les chercheurs notent que « des extraits d’eau de C. longa sans curcumine présentent diverses activités biologiques. »

Les composés non curcuminoïdes présents dans l’extrait utilisé dans cette étude — les turmeronols A et B et le bisacurone — ont été extraits à l’aide d’une méthode d’extraction duale.

L’étude suggère que la synergie de ces composés peut inhiber les voies inflammatoires et les médiateurs en ciblant l’activation des microglies dans le cerveau, indépendamment de l’effet standard de la curcumine.

Détails de l’étude

L’essai contrôlé, en double insu et randomisé, a impliqué 40 participants japonais en bonne santé âgés de 40 à 69 ans présentant de légers déficits cognitifs dans la norme. Ils ont été répartis en deux groupes, prenant chacun deux capsules quotidiennes d’extrait de Curcuma longa (CLE) ou de placebo pendant 24 semaines.

Les capsules de CLE fournies par House Wellness Foods contenaient un mélange d’extrait d’eau chaude et d’extrait de dioxyde de carbone supercritique de C. longa, incluant les ingrédients actifs, les turmeronols A et B et le bisacurone.

Des évaluations médicales, physiques et cognitives des participants ont été menées au début, à mi-parcours et à la fin de l’étude.

La technologie Cognitrax a été utilisée pour mesurer l’état neurocognitif, révélant qu’il n’y avait pas de différence significative entre les groupes. Toutefois, en utilisant le score MoCA-J, version japonaise de l’évaluation cognitive de Montréal, les chercheurs ont constaté que les scores d’orientation étaient significativement plus élevés dans le groupe CLE par rapport à celui du placebo, sans autres différences dans les scores MoCA-J.

L’évaluation cognitive par le suivi oculaire a montré des scores d’attention et d’orientation significativement plus élevés (dans 35 points cognitifs pour l’orientation) dans le groupe CLE à 24 semaines, sans différences dans d’autres scores cognitifs.

Des évaluations de sécurité, par le biais d’échantillons sanguins et urinaires, n’ont montré aucune différence entre les groupes, et aucun effet indésirable n’a été signalé.

Néanmoins, les chercheurs ont reconnu les limites de l’étude, notant que ces résultats pourraient ne pas être généralisables à l’ensemble de la population des adultes d’âge moyen et des personnes âgées. Ils ont recommandé d’explorer les propriétés anti-inflammatoires et les mécanismes impliqués dans des recherches futures.

Points importants à retenir

  • L’extrait de Curcuma longa a montré un impact positif sur l’orientation et l’attention chez des participants en bonne santé avec de faibles déficits cognitifs.
  • La préservation de la fonction cognitive est cruciale pour prévenir la démence, bien que l’absence de méthodes efficaces demeure un enjeu.
  • La curcumine et ses composés associés pourraient jouer un rôle dans la protection du cerveau grâce à leurs propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires.
  • Les résultats de cette étude ont des implications pour les recherches futures sur la cognition et l’inflammation.
  • Les résultats doivent être interprétés avec prudence, et des études plus larges sont nécessaires pour confirmer ces constatations.

En conclusion, il est essentiel de porter une attention particulière à notre santé cognitive, surtout à mesure que nous avançons en âge. La recherche sur des approches comme les extraits de Curcuma longa semble prometteuse, mais elle soulève également de nombreuses questions. Pourquoi ne devrions-nous pas considérer nos choix de vie, y compris notre alimentation, comme des piliers dans la lutte contre le déclin cognitif ? Chacun d’entre nous a le pouvoir de contribuer à sa propre santé cognitive.



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