JAKARTA, Indonésie – La responsable du programme de repas gratuits, d’une valeur de plusieurs milliards de dollars en Indonésie, a présenté sa démission mercredi, seulement 45 jours après avoir pris ses fonctions. Nanik S. Deyang a évoqué des raisons de santé, mais son départ soudain laisse l’avenir de ce programme en question.
Deyang avait été inaugurée début juin, suite au renvoi de son prédécesseur, Dadan Hindayana, qui avait été évincé en raison d’accusations de corruption. Hindayana a été arrêté peu après son licenciement.
Ce programme vise à répondre à une promesse clé du président indonésien Prabowo Subianto : lutter contre la malnutrition en fournissant des repas à près de 90 millions d’enfants et de femmes enceintes. Toutefois, il a été fortement critiqué pour ses coûts élevés et pour des cas d’intoxication alimentaire chez des écoliers, sans compter les allégations de corruption.
Deyang a annoncé sur Facebook qu’elle devait subir un traitement cardiaque à l’étranger. “J’ai également exprimé au président mes plus sincères excuses pour le fait que je devrais quitter mon poste à la tête de l’Agence nationale de nutrition. Le président, soucieux de ma santé, a accepté ma démission, tout en me demandant de continuer à superviser l’agence,” a-t-elle déclaré.
Au cours de ses 45 jours à la tête de l’agence, le gouvernement a réduit le budget annuel de ce programme de 268 trillions de rupiah (environ 15 milliards de dollars) à 229 trillions de rupiah (environ 12 milliards de dollars).
Actuellement, l’agence déclare avoir procédé à une évaluation des bénéficiaires de repas nutritifs gratuits, en soulignant que son principal objectif ne se limite pas à réduire le budget, mais à améliorer la gestion de la distribution du programme pour la rendre plus efficace et ciblée.
Points importants à retenir
- Démission de Nanik S. Deyang après 45 jours de mandat.
- Le précédent directeur a été évincé en raison de corruption.
- Le programme vise à aider 90 millions d’enfants et femmes enceintes.
- Critiques sur les coûts et des cas d’intoxication alimentaire.
- Réduction significative du budget pour l’année à venir.
- Réévaluation des bénéficiaires en cours pour une meilleure gestion.
Il est essentiel de se demander ce que cette situation révèle des enjeux de transparence et d’efficacité dans les programmes d’aide publique. En tant que citoyenne, je m’interroge sur les répercussions de ces changements sur la santé nutritionnelle de millions de personnes. Que faudrait-il faire pour assurer un meilleur suivi et une gestion rigoureuse de telles initiatives ?





