Huit ministères chinois, parmi lesquels la Commission nationale de la santé et l’Administration d’État de la régulation du marché, ont élaboré un document politique inédit visant à encourager la recherche et le développement d’ingrédients marins fonctionnels pour les compléments alimentaires, la médecine traditionnelle chinoise et les produits pharmaceutiques.
L’un des objectifs est de lancer divers produits marins fonctionnels innovants et des médicaments sur le marché, avec une valeur ajoutée industrielle prévue d’au moins 130 milliards de yuans (environ 19 milliards de dollars) d’ici 2030.
Le document intitulé « Opinions directrices sur l’accélération du développement de haute qualité des médicaments marins et des produits fonctionnels » a été présenté lors d’une conférence de presse organisée le mois dernier par le ministère des Ressources naturelles.
À mesure que de plus en plus de pays renforcent la surveillance des suppléments de vitamine B6, le débat s’intensifie sur la proportionnalité des restrictions imposées.
Le Canada, dernier en date à accroître sa vigilance, a mis à jour en mars son monographe sur les produits de santé naturels contenant de la vitamine B6, suite à une analyse établissant un lien potentiel entre des doses élevées de cette vitamine et la neuropathie périphérique.
L’Australie, de son côté, a également ajouté des conditions strictes pour les produits contenant de la vitamine B6, après avoir reçu 250 Signalements d’événements indésirables liés à cette vitamine, dont la neuropathie périphérique.
Le ministère de la Santé et du Bien-être de Taïwan propose un nouveau règlement visant à clarifier la distinction entre “aliments” et “médecine” dans les produits de médecine traditionnelle chinoise, tout en préservant la culture alimentaire du pays autour des ingrédients botaniques.
Selon le cadre proposé, certaines herbes ayant un usage culinaire ancien resteraient autorisées dans les aliments, mais des exigences concernant les niveaux de dosage, la concentration et les pratiques d’étiquetage seraient introduites.
Ce projet, publié pour la première fois en avril, élargirait et formaliserait la liste des matériaux médicinaux chinois autorisés dans les produits alimentaires, en divisant 148 ingrédients approuvés en deux catégories.
L’Administration d’État pour la régulation du marché en Chine encourage les plateformes de commerce en direct à assumer une plus grande responsabilité en matière de publicité pour les aliments santé, car de plus en plus de consommateurs se tournent vers ces canaux pour leurs achats.
Un nouvel ensemble de règlements vise à renforcer le contrôle sur la publicité des produits pharmaceutiques, des dispositifs médicaux, des aliments santé et des aliments à fins médicales spéciales, ainsi que sur la révision des annonces avant leur publication.
En cas de violations, les plateformes seront tenues de lancer des avertissements, de limiter le trafic, de suspendre les activités de streaming et de conserver des archives des parties en infraction.
Food Standards Australia New Zealand propose de nouvelles régulations pour le lait destiné aux tout-petits, incluant des niveaux minimaux de vitamine D, des sources de protéines autorisées et des nouvelles règles d’étiquetage.
La vitamine D, par exemple, devra respecter un objectif minimal de 0,36 μg/100 kJ, conforme aux normes CODEX.
Actuellement, aucun niveau minimum n’est prescrit pour la vitamine D et les formulations peuvent contenir un maximum de 0,76 μg/100 kJ.
Points importants à retenir
- Collaboration de huit ministères chinois pour encadrer le développement d’ingrédients marins fonctionnels.
- Objectif de 130 milliards de yuans de valeur ajoutée dans le secteur d’ici 2030.
- Renforcement des normes sur la vitamine B6 face à des préoccupations de sécurité.
- Reglementation en cours à Taïwan pour mieux distinguer les aliments de la médecine traditionnelle.
- Encadrement accru des publicités sur les plateformes de commerce en direct en Chine.
- Propositions de régulations pour le lait infantile en Australie avec des critères spécifiques de qualité.
En passant en revue ces nouvelles régulations, je ne peux m’empêcher de réfléchir à la manière dont elles peuvent influencer notre perception de la santé et de l’alimentation. Ne serait-il pas opportun de se pencher sur l’impact de ces politiques sur notre quotidien? Chacun de nous, en tant que consommateur, a un rôle à jouer dans la réflexion sur ces enjeux contemporains. La réglementation ne doit pas seulement être perçue comme une contrainte, mais aussi comme une opportunité d’améliorer la qualité de notre alimentation et de notre santé. Quels changements serions-nous prêts à accompagner pour garantir un meilleur avenir?





