Financée par Abbott Nutrition, une étude menée par cette société en collaboration avec l’Université de Nottingham, s’est penchée sur l’impact de l’ajout de 3 g de HMB à une dose de 40 g de protéines de lactosérum sur les réponses anaboliques musculaires, en particulier sur la synthèse des protéines musculaires (MPS), chez les hommes et les femmes âgés, comparativement à une consommation de protéines de lactosérum seule.
Les chercheurs ont souligné que ces résultats fournissent des preuves mécaniques sur le potentiel clinique du HMB pour améliorer l’anabolisme musculaire chez les populations à risque accru de perte musculaire, notamment les personnes âgées.
Abbott Nutrition propose une gamme de boissons pour la santé musculaire combinant protéines de lactosérum et myHMB, spécifiquement formulées pour ralentir la dégradation musculaire ainsi que favoriser le maintien, la force et la récupération musculaire après une maladie ou le vieillissement.
Le HMB peut-il stimuler la croissance musculaire chez les personnes âgées ?
Avec l’âge, la masse musculaire, la force et la fonction diminuent, ce qui rend la préservation musculaire essentielle pour améliorer la qualité de vie. Les protéines alimentaires soutiennent le maintien musculaire en stimulant la MPS, permettant de remplacer les acides aminés perdus entre les repas.
Cependant, les personnes âgées rencontrent une résistance anabolique, ce qui signifie que leurs muscles réagissent moins efficacement à l’apport protéique. Par conséquent, ils nécessitent des doses plus importantes de protéines pour obtenir le même effet que les jeunes.
Des chercheurs ont lié cette résistance à des facteurs tels que des problèmes de digestion et d’absorption des protéines, une absorption accrue des acides aminés par les organes internes, une circulation sanguine musculaire réduite et des défauts dans la signalisation des cellules musculaires. Des différences de sexe ont également été observées, les hommes âgés montrant des réponses de MPS post-repas plus importantes que celles des femmes.
Certains travaux ont exploré des stratégies comme l’augmentation de la quantité et de la qualité des protéines, le changement des horaires de repas et l’utilisation de compléments nutritionnels. Des recherches antérieures montrent que le HMB, un métabolite de l’acide aminé leucine, pourrait aider à préserver la masse musculaire et la force chez les personnes âgées, en activant la voie de signalisation mTOR et en réduisant la dégradation protéique musculaire.
Protéines et HMB améliorent le métabolisme musculaire
Les chercheurs ont recruté 24 adultes en bonne santé âgés de 65 à 75 ans pour recevoir soit 40 g de protéines de lactosérum seules, soit 40 g de protéines de lactosérum avec 3 g de HMB. Chaque participant a complété deux sessions d’essai séparées par 21 à 28 jours dans un dispositif à double insu croisé.
Après un jeûne nocturne, les participants ont subi une évaluation de la composition corporelle, des prélèvements sanguins, des biopsies musculaires et une infusion d’isotope stable pour mesurer la MPS. Les chercheurs ont collecté des mesures de référence avant que les participants consomment la boisson test et ont ensuite surveillé les réponses post-repas pendant trois heures. Des mesures du flux sanguin musculaire, des concentrations d’acides aminés, des niveaux de HMB, de la dégradation protéique musculaire et de la synthèse d’albumine ont également été effectuées.
Les résultats ont montré que tant les protéines de lactosérum seules que celles combinées au HMB augmentaient la MPS chez les personnes âgées. Cependant, l’ajout de HMB a entraîné une augmentation plus marquée de la MPS chez les femmes plus âgées, sans effet supplémentaire observé chez les hommes.
Les mécanismes précis de cette augmentation de MPS chez les femmes âgées restent inconnus. Les chercheurs ont suggéré l’hypothèse selon laquelle le HMB pourrait activer la synthèse des protéines via une voie indépendante de mTOR, en plus de son effet anabolique bien connu par le biais de la voie mTOR-dépendante.
Le HMB prolonge également la suppression de la dégradation des protéines musculaires dans les deux sexes par rapport à la protéine seule.
Les concentrations plasmatiques et musculaires de HMB ont augmenté de manière significative après la supplémentation, confirmant une absorption réussie. Les chercheurs ont également noté que l’alimentation protéinée augmentait les concentrations d’acides aminés essentiels et la synthèse de l’albumine, indépendamment du traitement, bien que le HMB n’ait pas eu d’effet supplémentaire sur la synthèse de l’albumine. Le flux sanguin vers la jambe a augmenté après le repas, mais le HMB n’a pas significativement influencé le flux sanguin microvasculaire.
Les chercheurs concluent que l’apport en dose élevée de protéines de lactosérum accroît la MPS chez les hommes et les femmes âgées. Étonnamment, alors que 40 g de protéines de lactosérum n’ont pas pu surmonter la résistance anabolique chez les femmes plus âgées, l’ajout du HMB a permis d’amplifier davantage la réponse de MPS au repas protéiné. Le HMB a également réduit la réponse de dégradation protéique sur une période plus longue.
Bien que cette étude ne visait pas à explorer pleinement les différences de sexe, ses résultats soulignent la nécessité d’essais plus larges stratifiés par sexe pour mieux comprendre les différences potentielles dans les réponses nutritionnelles au sein des populations âgées.
Points importants à retenir
- La combinaison de HMB et de protéines de lactosérum pourrait améliorer la santé musculaire des personnes âgées.
- La résistance anabolique chez les personnes âgées nécessite des doses plus importantes de protéines pour obtenir des effets similaires à ceux des jeunes.
- Le HMB semble plus efficace chez les femmes âgées en termes d’activation de la synthèse protéique.
- Une supplémentation en HMB pourrait prolonger la préservation des protéines musculaires.
- Les différences de réponses nutritionnelles selon le sexe chez les personnes âgées demandent des études approfondies.
Il est fascinant de constater comment la science explore les moyens d’optimiser la nutrition et la santé musculaire dans nos âges avancés. À l’heure où la population vieillit, cette recherche nous invite à repenser nos habitudes alimentaires pour soutenir notre bien-être à long terme. Quelle est votre opinion sur l’importance d’adapter notre apport nutritionnel selon l’âge ?





