Comment l’activité physique régulière réduit le risque de récidive et améliore les résultats des traitements

Comment l'activité physique régulière réduit le risque de récidive et améliore les résultats des traitements

Les bienfaits de l’exercice pour les patients atteints de cancer


À Sydney, l’oncologue Malinda Itchins effectue une course de 30 minutes avant que ses enfants ne se réveillent, tandis que Christopher Sweeney, oncologue basé à Adélaïde, démarre sa journée par un trajet de 25 kilomètres à vélo. Plus tard dans la journée, Michael Lee, oncologue à Melbourne, s’entraîne chez lui en courant sur son tapis de course tout en regardant la télévision.

Ces trois médecins sont déterminés à intégrer l’exercice dans leurs routines quotidiennes et à le promouvoir auprès de leurs patients pour améliorer leur traitement, favoriser leur récupération, et réduire le risque de rechute du cancer.

« Je dis à mes patients que l’exercice est aussi crucial que les traitements médicamenteux reçus en clinique », affirme le professeur associé Itchins, spécialisée dans le cancer du poumon au Chris O’Brien Lifehouse et à l’hôpital Royal North Shore.

Malinda Itchins au gymnase du Chris O’Brien Lifehouse.
Malinda Itchins au gymnase du Chris O’Brien Lifehouse.

Itchins anime également deux à trois cours de HIIT par semaine, tout en ajoutant de la course à son emploi du temps. Elle recommande à ses patients d’intégrer à la fois des exercices aérobiques et de résistance, souvent en les dirigeant vers un physiologiste de l’exercice pour un accompagnement adapté.

« Il existe de bonnes données montrant que l’exercice aide à prévenir les rechutes, atténue la fatigue et les effets secondaires des traitements, comme la perte de muscle, et améliore la qualité du sommeil et l’anxiété », précise Itchins. « Cela donne un sens et un contrôle, tout en renforçant la résilience mentale. »

Points importants à retenir

  • L’exercice régulier peut améliorer la réponse aux traitements anticancéreux.
  • Il contribue à réduire les effets secondaires tels que la fatigue ou la perte musculaire.
  • Même si davantage de professionnels de santé encouragent l’exercice, il n’est pas encore généralisé.
  • Différentes modalités d’exercice peuvent être adaptées selon le type de cancer.
  • Un accompagnement par un expert, comme un physiologiste de l’exercice, est recommandé pour les patients.

En somme, le lien entre l’exercice et la gestion du cancer est indéniable. Cela soulève la question de la façon dont nous prenons en compte l’activité physique dans notre approche globale de la santé. Pour moi, intégrer l’exercice comme une composante essentielle du traitement est essentiel pour permettre aux patients de préserver leur bien-être physique et mental. Il est crucial d’encourager un dialogue ouvert entre les patients et les professionnels de santé sur cette thématique afin de maximiser les bénéfices des traitements. Ensemble, nous avons le pouvoir d’améliorer la qualité de vie des personnes touchées par cette maladie.



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