Ashley Hayward est une artiste aux multiples facettes. Récemment, lors d’une soirée au Jumbo’s Clown Room, elle a captivé le public dans un état de grâce, ce moment fugace où l’artiste et le public se fondent. Elle a même partagé une banane avec une spectatrice, scellant ce moment avec un baiser, provoquant une déferlante d’applaudissements. Plus tard dans la soirée, elle est revenue sur scène en habit de religieuse, révélant une tenue en vinyle noir, laissant le public émerveillé.
“J’ai ressenti cette connexion toute la nuit”, se remémore Hayward. “Lorsque je suis montée sur scène pour la première fois, je les ai captivés, et cela a duré toute la soirée. Ces moments sont spéciaux, car nous créons quelque chose ensemble.”
Le jour, Hayward enseigne le Pilates dans un studio de Los Feliz, où elle transcrit la même passion que sur scène. Avec son micro noir, elle guide le cours en enchaînant les mouvements, son unicité de danseuse se faisant ressentir dans chaque aspect de son enseignement.
Un de ses élèves lui a même dit : “Ashley, tu ressembles à Madonna !”. Ce qui témoigne de l’engouement qu’elle génère parmi ses élèves, fascinés par son énergie. Une fidèle élève, Hannah Benson, souligne la fluidité de ses cours, à la fois exigeants et accessibles. “Ashley réussit à nous faire sentir plus à l’aise dans notre corps,” dit-elle.
Née dans l’Oregon, Ashley a déménagé à Los Angeles pour poursuivre sa carrière dans la danse. “Le monde de la danse commerciale m’était trop restrictif. Je ne trouvais pas mon rythme.” C’est alors qu’elle découvre le burlesque, un art qui lui libère l’esprit et la créativité. Depuis 2018, elle est devenue une figure emblématique au Jumbo’s Clown Room, un espace qu’elle décrit comme un havre de liberté artistique.
Aujourd’hui, elle ne se limite pas à la scène de nuit. Elle anime également un spectacle de “rock ‘n’ roll sleaze”, le Night Scene, qui rend hommage aux scènes punk de la ville. “C’est un spectacle sans précédent à Los Angeles”, déclare-t-elle. En janvier, son spectacle atteindra son paroxysme dans une grande salle, symbole de ses ambitions et de son désir de s’affirmer davantage.
Le Pilates ne lui est pas étranger ; elle a commencé à le pratiquer au lycée et l’a redécouvert après la pandémie. Avec l’encouragement du propriétaire de WundaBar, elle a obtenu sa certification et a commencé à enseigner, cherchant à transmettre son amour pour cette pratique qui a tant enrichi sa carrière de danseuse.
Pour Hayward, le Pilates est également un moyen de renforcer sa confiance. Elle a constaté une amélioration de sa condition physique et mentale, ce qui rejaillit sur sa performance scénique. “Je me sens plus forte sur scène, et cela m’aide à me sentir plus à l’aise.” Elle s’efforce de rendre ses cours dynamiques et entrainants, incorporant des musiques façonnées par sa fréquentation des raves.
“L’exercice est bénéfique pour le cerveau, c’est notre meilleur outil anti-âge,” affirme-t-elle, encourageant ses élèves à adopter une mentalité positive. Pour elle, il est essentiel que chacun se sente bien dans son corps et dans son esprit.
Points importants à retenir
- Ashley Hayward incarne la multifonctionnalité, alliant danse, burlesque et Pilates.
- Le Jumbo’s Clown Room est devenu un lieu de liberté artistique essentiel pour elle.
- Elle développe un spectacle unique, Night Scene, comblant un vide dans la scène nocturne de Los Angeles.
- Ses cours de Pilates sont particulièrement appréciés pour leur approche fluide et dynamique.
- Ashley intègre son expérience scénique dans ses méthodes d’enseignement, rendant l’exercice accessible et agréable.
En réfléchissant à son parcours et à ses ambitions, je ne peux m’empêcher de me demander, où se situe la frontière entre la passion et la profession ? Hayward en offre un magnifique exemple, prouvant qu’il est possible de vivre pleinement plusieurs vies en une. Qu’en est-il pour nous ? Chaque choix peut façonner notre identité et ouvrir de nouvelles portes.




