Maman en difficulté devient bodybuildeuse professionnelle

Maman en difficulté devient bodybuildeuse professionnelle

Une transformation inspirante : Anne Marie Chaker

Dans la quarantaine, Anne Marie Chaker a frôlé l’autodestruction. Après la naissance de sa seconde fille, elle a commencé à lutter contre des troubles du sommeil. Un voisin lui a alors conseillé de boire un peu de vin avant de se coucher. Ce qui devait rester une simple consommation sociale est vite devenu une dépendance à l’alcool.

“La dépression postpartum a duré un certain temps, entraînant l’alcoolisme, et cela a conduit à l’effondrement de mon mariage,” raconte Chaker.

Au sommet de sa lutte, lors d’un voyage pour un tournoi de hockey où elle accompagnait sa mère et ses filles, elle a réalisé que ses pensées étaient obsédées par la façon dont elle pourrait se procurer une boisson. “Il me fallait de l’aide. Ce n’est pas normal,” se souvient-elle.

Dans cet hôtel, elle a découvert la salle de sport, où elle a croisé Sara Chiappone, une bodybuildeuse. “Elle semblait incroyablement forte, pas juste parce qu’elle était mince, mais parce qu’elle avait l’apparence d’une athlète, ses muscles étaient visibles,” se remémore-t-elle.

Chiappone l’a mise en contact avec un coach qui l’a aidée à redéfinir sa vision de l’exercice physique et de son corps. Aujourd’hui âgée de 50 ans, Chaker est devenue bodybuildeuse professionnelle et a publié un livre intitulé Lift : Comment les femmes peuvent récupérer leur puissance physique et transformer leur vie.

Ayant toujours été sportive, elle a ressenti un profond manque de ce côté d’elle-même, en particulier après sa rencontre avec Chiappone, dont la fille jouait dans l’équipe de hockey que Chaker entrainait.

Interrogée sur le régime de Chiappone, cette dernière lui a expliqué qu’elle participait à des compétitions de bikini, ce que Chaker trouvait d’abord déroutant. “Ce n’étaient pas des concours de beauté, mais des compétitions de culturisme,” a précisé Chiappone.

Chaker a ensuite travaillé avec le coach de Chiappone, apprenant qu’il s’agissait de renforcer son corps, de consommer plus pour fonctionner au mieux. “J’ai découvert une nouvelle façon d’appréhender le fitness, qui n’était pas juste liée à la minceur,” confie-t-elle.

Actuellement fiancée, Chaker s’est engagée dans diverses compétitions de bodybuilding et se prépare à deux événements en 2026. Elle a surmonté ses appréhensions concernant les faux bronzages et les poses jugées trop provocantes, tout en trouvant son propre pouvoir dans cette discipline.

Bien qu’elle consomme parfois de l’alcool, Chaker ne ressent plus la dépendance qu’elle avait auparavant. “Je ne ressens plus cette pression. Je me sens bien dans mon corps,” déclare-t-elle.

Dans son ouvrage, elle souhaite changer la perception autour de l’« idéal de la minceur », qu’elle estime être une construction patriarcale. “Ce n’est qu’en mangeant correctement et en soulevant des poids que j’ai réalisé : ‘C’est le corps que j’étais destinée à avoir,’ ” conclut-elle.

Points importants à retenir

  • Anne Marie Chaker a surmonté une dépendance à l’alcool et une dépression postpartum.
  • Sa transformation a été catalysée par une rencontre avec une bodybuildeuse dans un hôtel.
  • Elle a connu un changement de perspective grâce au soutien d’un coach.
  • Son livre, Lift, aborde la redéfinition de la puissance physique chez les femmes.
  • Elle met en lumière les dangers de l’idéal de la minceur et les bénéfices de l’haltérophilie.

Au-delà de son parcours personnel, je me demande comment nous pouvons tous tirer des leçons de son expérience. La force ne réside pas seulement dans l’apparence physique, mais aussi dans la capacité à se relever après une chute. Comment peut-on encourager une perception plus saine de notre corps dans une société qui prône souvent des idéaux peu réalistes ? C’est une réflexion engageante qui mérite d’être partagée.



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