Ce mois-ci, TTFE (Tram-Trains for Edinburgh) célèbre sa première année de campagne pour le retour du transport public sur la South Sub, un combat qui a trouvé écho chez de nombreux groupes depuis des décennies. Rob Falcon, président de TTFE, souligne que le véritable « changement de donne » réside dans l’utilisation de tram-trains capables de circuler sur la ligne de tram existante jusqu’au centre-ville, contournant ainsi le goulet d’étranglement de Waverley. Avec une majorité de l’infrastructure déjà en place, ce projet apparaît comme une initiative très praticable.
Dans un communiqué sur X, Transport Scotland a annoncé le début d’une étude de faisabilité en collaboration avec Network Rail: « Nous examinons le potentiel d’utilisation des tram-trains sur la ligne sud de la banlieue à Édimbourg. L’étude visera à identifier les défis pratiques et les opportunités liés à la réintroduction de services passagers. »
Rob Falcon a exprimé son enthousiasme : « C’est une excellente nouvelle pour TTFE, pour nos membres, nos soutiens, et pour les milliers de personnes à Édimbourg qui ont plaidé en faveur de ce projet. Merci à Transport Scotland. » La réintroduction de services passagers sur cette ligne pourrait être une solution rapide pour les responsables des transports, face à la croissance de la population et à la congestion routière.
Les tram-trains, utilisés dans plusieurs villes européennes, sont plus robustes et peuvent atteindre des vitesses supérieures à celles des tramways classiques. Si les études confirment la faisabilité, une proposition sera élaborée pour construire un réseau comprenant 12 arrêts entre Gorgie et Portobello.
Des stations existantes à Craiglockhart, Morningside, et d’autres, seraient remises en service, tandis que de nouveaux arrêts seraient construits. Selon Rob Falcon, le coût pourrait atteindre plusieurs centaines de millions de livres, mais le projet est déjà presque prêt à être lancé.
Les partisans du projet, comme Marion Craig de TTFE, sont déterminés : « L’infrastructure est déjà en grande partie présente, il est donc raisonnable de remettre des tramways sur cette ligne. » En trois mois, la campagne a fait des progrès significatifs.
Cependant, l’étude devra répondre à de nombreuses questions. Un examen régional des transports effectué en décembre 2022 n’avait pas recommandé la réintroduction de services de « train lourd » sur cette ligne, en raison d’un manque de capacité à Haymarket et Waverley. La ligne est fermée aux passagers depuis 1962, et la conversion nécessitera des travaux d’ingénierie pour relier la ligne de tram à Murrayfield et pour franchir la ligne principale pour atteindre Portobello.
Le projet bénéficie également du soutien des conseillers locaux. Artie Khovanov, candidat à l’élection partielle de Southside/Newington, a affirmé : « Je suis très favorable à ces plans. Investir dans l’infrastructure est essentiel. Cela permet de mieux répartir les habitants dans la ville, tout en rendant la circulation moins contraignante. »
Selon lui, la ligne South Sub est un exemple de projet qui pourrait courir moins de risques de rencontrer des problèmes, car la piste est déjà installée et peu de perturbations seraient à prévoir, notamment pour les entreprises.
Alors que des voix soutiennent cette initiative, il est essentiel de réfléchir à l’avenir du transport public à Édimbourg. Ce projet prometteuse soulève des questions importantes sur l’intégration des différents modes de transport, et l’impact de ces choix sur le quotidien des habitants.
Points importants à retenir
- Le retour du transport public sur la South Sub est soutenu par des groupes locaux depuis des décennies.
- Les tram-trains utilisés sont robustes et rapides, augmentant leur efficacité.
- Une étude de faisabilité identifie les défis et opportunités de réintroduire des services passagers.
- À terme, le projet pourrait inclure 12 nouveaux arrêts entre Gorgie et Portobello.
- Le soutien des intéressés, y compris des politiciens, renforce les chances de succès du projet.
En tant que voyageuse passionnée par les infrastructures de transport, je considère que cette initiative ne va pas seulement améliorer la mobilité locale, mais également renforcer le lien entre les quartiers. Les choix que nous faisons aujourd’hui façonneront le paysage urbain de demain. Que pourrions-nous encore innover pour garantir un avenir durable pour nos villes ?





