Le projet de réduction des talus de sable, qui dépassent parfois un mètre et demi, sur certaines plages récemment régénérées de la côte nord de Sagunt a franchi une étape cruciale : Le ministère de la Transition écologique a donné son accord au conseil municipal pour procéder à cette intervention “dans les plus brefs délais” afin d’assurer la sécurité des baigneurs lors de l’accès à l’eau.
Comme l’explique Roberto Rovira, conseiller des Plages (EU-Unides Podem), l’objectif est de “corriger les talus et escaliers importants existants au bord de la mer, qui, à certains endroits, dépassent un mètre de hauteur, créant une situation de risque pour les usagers, en plus de constituer une barrière significative à l’accessibilité universelle à la plage”.
La solution proposée consiste à déplacer et remodeler la surface de sable avec des équipements, “sans affecter le système dunaire ni les zones de végétation côtière, et limitée aux zones strictement nécessaires pour rétablir des conditions de sécurité et d’utilisation publiques adéquates”.
Bien que ces plages du nord de Sagunt soient classées comme “naturelles de protection spéciale”, Javier Estevan, responsable de la Démarcation des côtes de Valence, a validé les travaux de nivellement en considérant qu’ils font partie des tâches d’entretien effectuées par le conseil municipal, sans nécessiter l’autorisation du ministère.
Le conseil municipal a toutefois été averti de devoir maintenir la machinerie éloignée des dunes durant ces travaux pour éviter d’endommager cet écosystème fragile.
Le ministère des Côtes a également incité le conseil à prendre une autre mesure avant de commencer le nivellement : obtenir l’approbation de la Conselleria de l’Environnement, car nous sommes actuellement en période de nidification du pluvier à collier interrompu (Charadrius alexandrinus), une espèce protégée dont le cycle de reproduction impose des restrictions sur les activités autorisées.
Le conseil a soumis ce mercredi cette demande à l’administration autonome en demandant une réponse urgente pour éviter que la Conselleria n’interrompe les travaux jusqu’au 30 juin, date de fin de la période de nidification de l’oiseau.
Dans sa lettre, le département municipal des Plages souligne que les travaux de régénération ont été réalisés pendant la période habituelle de nidification du pluvier, entraînant “la présence continue de machinerie lourde, des mouvements massifs de sable et une perturbation physique intense de l’environnement côtier”.
Par conséquent, le conseil estime que la probabilité de trouver des nids ou des individus reproducteurs dans les zones où des interventions sont prévues “est faible, tout en respectant les vérifications nécessaires du Service de la Conservation de la nature”.
Il insiste également sur le fait que “la situation de risque existante nécessite de garantir la sécurité, l’accessibilité et le bon usage des plages par la population durant la saison estivale”. Ainsi, il demande une réponse “aussi rapidement que possible, afin de permettre la mise en œuvre des mesures nécessaires dans les plus brefs délais”.
Cette intervention “dans les plus brefs délais” a été demandée par des groupes comme l’association des habitants d’Almardà, Corinto et Malvarrosa, qui ont exprimé leur «surprise face à la rapidité de l’érosion du sable», comme l’a affirmé sa présidente, Amparo Peris.
L’association des habitants d’Almardà Viva a également souligné la nécessité d’agir “sans attendre le 1er juillet, date de fin de la nidification du pluvier», a déclaré son vice-président Javier Gómez.
Points importants à retenir
- Le conseil municipal de Sagunt prévoit la réduction des talus de sable pour améliorer la sécurité des baigneurs.
- Des travaux de nivellement sont nécessaires pour garantir l’accessibilité aux plages.
- Le projet a reçu l’approbation du ministère de la Transition écologique.
- Des précautions sont nécessaires pour protéger les dunes et respecter les périodes de nidification des espèces protégées.
- Une demande urgente de réponse a été faite à la Conselleria de l’Environnement pour éviter des interruptions des travaux.
Il est fascinant de voir comment le dialogue entre la préservation de l’environnement et la sécurité des citoyens se met en place dans des contextes aussi délicats. Personnellement, je pense qu’il est essentiel de trouver un équilibre entre l’accès aux plages et la protection des espèces menacées. Nous, en tant que citoyens, avons un rôle à jouer dans la préservation de notre patrimoine naturel tout en veillant à ce que nos espaces de loisirs restent sûrs et accessibles. Comment, selon vous, pouvons-nous concilier ces deux aspects lors de nos prochaines escapades en bord de mer ?





