Le MV Hondius, un navire de croisière aux caractéristiques exceptionnelles, est au cœur d’une inquiétante épidémie de hantavirus. Mesurant 107 mètres, ce vaisseau explore les merveilles de l’Arctique et de l’Antarctique. Contrairement aux grands paquebots avec leurs divertissements grandioses, le Hondius privilégie l’observation et l’éduction, offrant des conférences animées par des scientifiques dans son salon ouvert.
Les 85 passagers doivent être en bonne santé et capables de marcher plusieurs heures par jour. Bien que certains voyageurs aient plus de 80 ans, la majorité se situe entre 45 et 65 ans. Pour les excursions sur les côtes rocheuses, deux canots pneumatiques Zodiac sont à disposition.
Le site de l’opérateur, Oceanwide Expeditions, précise que les participants doivent être conscients qu’ils naviguent dans des zones éloignées sans accès immédiat à des soins médicaux sophistiqués, ce qui nécessite de ne pas embarquer avec des conditions médicales menaçantes.
Trois personnes, un couple néerlandais et un homme allemand, sont décédées, et les autorités sanitaires suspectent un foyer lié au hantavirus, souvent transmis par les rongeurs. Maria Van Kerkhove, épidémiologiste à l’OMS, a souligné que les infections auraient pu se produire pendant une excursion.
Bien que le virus se transmette rarement entre humains, l’OMS considère qu’il existe un risque limité de transmission entre personnes en contact très proche.
Un britannique est également tombé gravement malade et a été évacué en Afrique du Sud, où il se trouve en soins intensifs. Deux membres de l’équipage ressentent des problèmes respiratoires et seront évacués prochainement.
Les passagers, ainsi que 61 membres d’équipage, sont momentanément coincés au large des côtes du Cap-Vert, les autorités insulaires ayant demandé au navire de rester en mer par précaution. Une relocalisation vers les Canaries est envisagée pour permettre une enquête épidémiologique et une désinfection complète du navire.
À bord, la vie varie selon le type de cabine. La nationalité la plus représentée est celle des Philippines, avec 38 membres d’équipage, suivie de voyageurs britanniques, américains et espagnols. Les cabines vont d’une grand suite avec balcon à des espaces plus réduits, tous disposant de salles de bains privées.
D’après des images diffusées, les ponts sont désormais désertés, masques sur le visage, tandis que des personnes en équipement de protection sont visibles près du navire. Un voyageur américain a partagé une vidéo touchante exprimant l’incertitude et la détresse ressenties par les passagers. “Nous ne sommes pas que des titres, nous sommes des gens”, a-t-il déclaré, rappelant que chacun a des proches qui attendent notre retour.
Oceanwide Expeditions a déclaré avoir mis en place un plan de réponse, activé au niveau maximal. Celui-ci comprend des mesures d’isolement, des protocoles d’hygiène et des suivis médicaux. L’entreprise avait déjà renforcé ses dispositifs face aux risques d’épidémies à la suite de la pandémie de coronavirus.
Les difficultés ont surgi lors d’un voyage appelé “Atlantic Odyssey”, avec le Cap-Vert comme destination finale après une expédition de 42 nuits, dont des observations de baleines. Un homme néerlandais de 70 ans est mort à bord, son corps étant resté sur le navire jusqu’à l’arrivée au poste britannique isolé de Sainte-Hélène. Sa femme a également succombé peu après en Afrique du Sud.
Points importants à retenir
- Le MV Hondius, conçu pour les expéditions polaires, est un navire relativement petit et agile.
- Les interventions sanitaires peuvent être restreintes dans des zones éloignées pour des croisières aventureuses.
- La hantavirus, généralement transmis par les rongeurs, a suscité des inquiétudes en raison d’un possible foyer à bord.
- Oceanwide Expeditions a activé des protocoles renforcés face aux risques contagieux, témoignant d’une prise de conscience accrue après la pandémie.
- Les passagers doivent faire preuve de prudence, surtout s’ils souffrent de conditions médicales sous-jacentes.
En tant que voyageuse, je suis fascinée mais aussi inquiète face aux risques liés à l’exploration de régions isolées. Entre la beauté impressionnante de ces destinations et les dangers potentiels, il est essentiel de trouver un équilibre. Nos échanges avec le monde naturel doivent se faire avec respect et précaution. Cela nous rappelle l’importance d’être attentifs à notre santé et à notre environnement lors de nos aventures.




