À bord du train des Pyrénées : printemps sous deux mètres de neige

Un mois et demi après la clôture de la saison de ski, l’équipe d’Artouste s’affaire à libérer de la neige les voies de son célèbre Petit Train. Cet hiver, la neige a été particulièrement généreuse, et la pluie printanière a continué à apporter son lot de précipitations. Bien que ces dernières aient été moins intenses que celles de l’an passé, le mois d’avril a tout de même vu une accumulation supplémentaire de près de cinquante centimètres.

Actuellement, comme l’indique Artouste, plus de deux mètres de neige recouvrent encore une grande partie du parcours de ce train touristique.

L’objectif est d’ouvrir le Petit Train d’Artouste le 8 mai prochain. Il convient de noter que cette activité représente environ 80 % des revenus de ce qui pourrait être qualifié de station de ski. En effet, la part des skieurs dans le chiffre d’affaires total est tombée à un modeste 7 à 8 %. Les autres activités telles que le karting, le VTT ou la restauration surpassent maintenant celles du ski.

Répartition des revenus d’Artouste

  • 80 % : Petit Train d’Artouste
  • 12-13 % : Karting de montagne, VTT, restaurants, sports nautiques sur le lac, trottinettes électriques et espace bien-être
  • 7-8 % : Ski

Cette évolution des revenus est surprenante, d’autant plus que le prix d’un forfait de ski est bien plus élevé qu’un billet pour le train. Récemment, j’ai eu l’opportunité de discuter avec Jean-Christophe Lalanne, le directeur des installations d’Artouste, qui a partagé son analyse :

“Nous en tant que station, nous ne vendions que les forfaits. Les cours, la location de matériel et même la restauration étaient gérés par des entreprises et des indépendants de la vallée. Surpasser le chiffre d’affaire uniquement sur les forfaits était donc relativement simple une fois que nous avons mis en avant d’autres alternatives.”

Le nombre de forfaits n’a pas diminué, mais avec un prix parmi les plus abordables des Pyrénées et l’essor des autres activités, le ski se cantonne désormais à ce 7 à 8 %, selon les résultats de la saison.”

La saison forte d’Artouste commence maintenant, du moins pour les installations de montagne. En 2024, 124 000 personnes avaient emprunté le Petit Train, et ce chiffre est monté à 130 000 en 2025, tandis que le nombre de skieurs ne dépasse guère les 15 000. Les commerçants de Lauruns et du vallon devraient être ravis de cette affluence.

Le Petit Train d’Artouste offre un panorama exceptionnel lors d’un trajet qui dure environ trois heures et demie, auquel s’ajoute un trajet en télécabine de quinze minutes. De plus, une fois arrivés au lac, les visiteurs peuvent y rester une heure et demie, le tout pour un tarif d’environ 28 euros, similaire au coût d’un forfait de ski, ce qui explique le chiffre d’affaires supérieur à celui de l’hiver.

En été, c’est une période propice pour profiter de cette escapade, loin de la chaleur, tout en savourant la douceur des montagnes. En ce moment, au printemps, la magie réside dans le passage à travers des murs de neige atteignant facilement deux mètres de hauteur.

L’ouverture est donc prévue pour le 8 mai. C’est dommage, car cela pourrait coïncider avec le long week-end du 1er mai. Cependant, il semble que la neige abondante nécessite encore beaucoup de travail.

Points importants à retenir

  • Le Petit Train d’Artouste est vital pour l’économie de la région, représentant 80 % des revenus.
  • Le ski ne représente plus qu’une fraction des activités proposées.
  • Les autres options de loisir, comme le karting et le VTT, prennent de l’ampleur.
  • La beauté des paysages attire un nombre croissant de visiteurs.
  • L’ouverture du Petit Train pourrait offrir une opportunité pour le secteur touristique local.

En tant que voyageuse passionnée, je reste convaincue que ces nouvelles tendances témoignent d’une évolution des attentes des visiteurs. Évoluer au-delà du ski traditionnel permet non seulement de redynamiser l’économie locale, mais aussi d’enrichir l’expérience des aventuriers en quête de nature et d’évasion. Que représente vraiment un séjour en montagne pour nous aujourd’hui? Une question qui mérite d’être posée et qui pourrait changer le visage des destinations alpines de demain.



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