Patrimoine historique de Telde : les occasions manquées

Patrimoine historique de Telde : les occasions manquées

Dans la continuation des articles précédents, nous vous présentons aujourd’hui le quatrième volet d’une série qui n’est pas près de se clore. Il est de mon devoir, en tant que chroniqueuse, de mettre en lumière la réalité préoccupante du patrimoine de notre chère ville.

Être confrontée à cette triste réalité n’est pas agréable, mais il est impératif de dénoncer ce que je considère comme un manquement à la loi. Comme le disait mon père, parfois, la loi permet des choses que la conscience refuse. Je m’appuie sur les enseignements du quatrième commandement donné à Moïse pour justifier ma démarche.

Nous entamons donc un nouveau tour d’horizon des problématiques qui nuisent à la réputation de Telde, et je pense qu’il est important de rappeler à nos gestionnaires publics qu’ils sont rémunérés avec l’argent des contribuables et qu’ils doivent rendre des comptes, non seulement tous les quatre ans, mais à chaque instant.

A) Restauration de la Source du peuple – Il est essentiel d’entamer sans délai la réhabilitation de la Source située rue de La Fuente. Des études et un projet existent déjà. Si ces travaux sont réalisés, la ville pourra retrouver son image d’avant le trois-quart du XIXe siècle, mettant fin à l’aspect choquant actuel où s’accumulent déchets et détritus.

B) Entretien de l’Arbre Bonito – Une taille raisonnée de cet arbre doit être effectuée par des experts, en accord avec les techniciens du Cabildo de Gran Canaria. Cette initiative formerait un rempart contre les risques que ses branches représentent pour les bâtiments voisins. Dans les années passées, des tailles étaient régulièrement réalisées, mais cela s’est perdu avec le temps.

C) Aménagement du parterre triangulaire – Entre la rue Carlos Navarro Ruiz et Fray Juan de Matos, un parterre qui était autrefois fleuri et agréable est désormais décoré d’un cactus peu attrayant. Il serait judicieux de rétablir les plantations d’origine pour améliorer l’esthétique de cet espace.

Des détériorations sont également visibles sur les trottoirs du quartier, qui sufferent des abus des véhicules. Ce constat soulève des questions sur les politiques d’accessibilité mises en avant par le conseil municipal.

D) Restauration des bancs – Un banc construit en maçonnerie, autrefois présent au niveau de l’Arbre Bonito, devrait être remis en place. Sa réinstallation est une tâche simple qui rendrait cet espace plus fonctionnel.

E) Entretien de la propriété des Medina – La couleur désolante de la bougainvillier dans la propriété acquise par la municipalité est préoccupante, car elle représente un vrai danger d’incendie. Une taille radicale est nécessaire pour éviter des incidents futurs.

Je tiens à rappeler les améliorations récemment effectuées au Mirador, où l’équipe des Parcs et Jardins a réalisé un véritable travail d’embellissement. Ce genre d’initiatives mérite d’être salué.

En considérant le grand drago situé rue Portería, il devient évident que son entretien est devenu nécessaire, tout comme la prévention des nuisibles qui pourraient s’y loger. Le déplacement de cette plante, ainsi que d’autres végétaux mal placés, est une réflexion à envisager afin d’harmoniser l’ensemble du paysage.

Ainsi, cet article souligne l’importance de prendre soin du patrimoine de Telde, qui se détériore rapidement, et nous rappelle le devoir de chaque citoyen de s’engager pour sa préservation.

Points importants à retenir

  • Le patrimoine de Telde nécessite une attention constante et une évaluation continue.
  • Les travaux de réhabilitation doivent impliquer des experts pour garantir la qualité des interventions.
  • La sensibilisation du public à l’importance du patrimoine est essentielle.
  • Rendre compte de l’utilisation des fonds publics doit être une priorité pour les gestionnaires.
  • Impliquer les citoyens dans la conservation des espaces publics favorise un sentiment d’appartenance.

A titre personnel, je suis convaincue que le patrimoine de Telde ne doit pas se résumer à des pierres et des bâtiments. C’est un témoin de notre histoire, de notre culture, et en tant que voyageuse, je ressens le devoir de préserver cet héritage pour les générations futures. Restaurer, nettoyer et entretenir ces espaces, c’est avant tout garantir que notre essence collective demeure vivante et vibrante. Que serons-nous sans notre passé ? Il est temps d’agir maintenant, pour notre bien-être et celui de notre communauté.



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