Asmen, l’Association Menorquine des Entreprises Nautiques, ainsi que le secteur des ‘golondrinas’, rejettent les accusations concernant la surpopulation qui affecte certaines criques de l’île, tel que le souligne le rapport «Utilisation des Plages de la Réserve de Biosphère 2025», élaboré par le département de l’Environnement du Conseil insulaire. En réalité, ils ne se contentent pas de contredire les conclusions, mais affirment également que «nous faisons partie de la solution et non du problème».
Les entreprises de transport maritime qui proposent des excursions touristiques expriment leur mécontentement face aux remarques des experts de l’institution insulaire, qui rapportent que «la massification due aux navires qui longent la côte sud de Minorque est préoccupante», rendant ainsi vains les efforts pour contrôler les flux par voie terrestre.
Une alternative au congestionnement
D’après Alan Pons, de «Amigos Boat Trips», basé au Lago de Cala en Bosc, c’est en toute sérénité qu’il déclare que, dans les faits, «nous sommes l’alternative pour éviter l’engorgement des voies d’accès». Il souligne que ces voies nécessitent des informateurs et un protocole d’intervention pour réguler l’accès aux plages, avec l’«investissement» que cela implique.
«Nous transportons entre 100 et 150 touristes, qui débarquent seulement une heure à Cala en Turqueta avant de retourner à bord, où ils prennent leur repas sans laisser de déchets sur la plage», explique-t-il. Les membres d’équipage se chargent d’informer les passagers sur le site et sur le respect de l’environnement, disposant de brochures et d’audioguides.
«Régule-t-on le nombre de personnes arrivant en bus ? Ou à pied par le Camí de Cavalls ? Ou via des embarcations de différents points de la côte ?» s’interroge l’entrepreneur, qui souligne que «nous sommes l’un des secteurs les plus réglementés dans le tourisme et la navigation» et que les équipages possèdent une «haute qualification».
«Nous n’endommageons pas les accès aux plages sauvages», précise-t-il. En effet, les ‘golondrinas’ représentent un service à «coût zéro» et veillent à maintenir la propreté de la zone d’accostage et d’accès à la plage depuis le débarcadère.
Moins de véhicules
«Nos clients nous font savoir que l’excursion en bateau leur évite de se déplacer vers chaque plage qu’ils souhaitaient découvrir», ajoute Pons, affirmant que «nous canalisons l’arrivée des visiteurs de manière structurée, sécurisée et durable, contribuant ainsi à réduire l’impact terrestre».
De leur côté, les membres d’Asmen soulignent les avantages de ce type de services, notant qu’ils sont «l’un des rares secteurs à avoir réduit le nombre de places et de points d’accostage sur les plages, en accord avec l’administration».
Ils reconnaissent que «le débarquement soudain de cent personnes d’un navire peut sembler impressionnant», mais ajoutent qu’ils mangent à bord, ne laissent pas de déchets et restent pendant une heure seulement. Ainsi, Asmen soutient l’idée selon laquelle les ‘golondrinas’ constituent la solution la plus durable pour préserver les plages.
Sept ‘golondrinas’ proposent des sorties maritimes depuis quatre ports
Points importants à retenir
- Asmen et le secteur des golondrinas s’affirment en tant qu’acteurs bénéfiques pour le territoire baléaire.
- La régulation des flux de touristes par mer est mise en avant comme une méthode efficace de gestion des foules.
- Les excursions en bateau favorisent le respect de l’environnement par des sensibilisations à bord.
- Le transport maritime réduit l’utilisation des routes et contribue à la préservation des espaces naturels.
- Les entreprises du secteur sont engagées envers une réduction des places d’accostage, en collaboration avec les autorités.
Je pense qu’il est essentiel, en tant qu’amoureuse de la nature et du voyage, de réfléchir sur notre façon de visiter des lieux déjà fragiles. Chaque geste compte; privilégier des modes de transport qui minimisent notre impact peut nous aider à préserver la beauté des paysages que nous aimons tant. Notre responsabilité est de voyager avec conscience pour conserver ces joyaux de la nature pour les générations futures.





