Las tensions persistantes engendrées par Donald Trump à l’égard de Cuba provoquent des répercussions significatives sur l’industrie touristique de l’île, qui doit réorganiser ses opérations pour faire face à une crise énergétique imminente. Les chaînes hôteliers, y compris celles situées à Majorque, se préparent à une chute des réservations et à une pénurie de combustible causée par le blocus pétrolier des États-Unis. Hier, le gouvernement cubain a alerté les compagnies aériennes internationales, signalant une rupture de l’approvisionnement en carburant pour les avions.
En conséquence, l’ensemble du secteur hôtelier concentre son offre et ferme plusieurs établissements. Le gouvernement cubain a d’ailleurs activé un plan d’urgence, instaurant des restrictions importantes qui se traduisent par une réduction des horaires d’ouverture dans de nombreuses infrastructures, y compris des hôpitaux, des bureaux d’État et des sites touristiques.
Meliá Hotels International, l’un des groupes hôteliers les plus présents sur l’île avec 35 établissements, n’échappe pas à cette dynamique de réajustement. La chaîne, dirigée par Gabriel Escarrer, a confirmé qu’elle était contrainte de réaliser des aménagements opérationnels, dont le résultat immédiat est la fermeture de trois hôtels.
« Face à la situation actuelle et pour s’adapter aux limitations de fournitures et aux niveaux de demande, nous avons ajusté la disponibilité de nos hôtels », a déclaré la société, précisant qu’elle prend des decisions basées sur les niveaux d’occupation afin d’optimiser les ressources tout en maintenant un service de qualité.
D’un autre côté, Meliá a assuré que les autorités cubaines garantissent un approvisionnement suffisant en carburant pour assurer le fonctionnement habituel de leurs hôtels, qui possèdent également une réserve de fournitures pour garder la situation sous contrôle.
Parmi les autres groupes hôteliers en activité à Cuba figurent Iberostar (18 établissements), Blau Hotels (trois hôtels), Valentin Hotels (trois) et Barceló (deux). Plusieurs entreprises de l’île procèdent donc à des ajustements pour reloger les clients des établissements fermés.
Quant au secteur aérien, la situation est actuellement à l’étude. Carolina Herrero, directrice de l’Association des Compagnies Aériennes en Espagne (ALA), a déclaré que la notification émise par le gouvernement cubain n’a pas encore eu de répercussions significatives sur l’exploitation des compagnies aériennes. Cependant, des mesures spéciales devraient être annoncées dans les jours à venir, car le manque de carburant entraînera inévitablement des modifications des itinéraires, des fréquences et des horaires à court terme. Certaines compagnies, comme Air Europa ou Iberia, envisagent déjà des escales techniques pour le ravitaillement dans des destinations voisines telles que Saint-Domingue (République dominicaine).
Cette nouvelle offensive du gouvernement de Trump contre l’économie cubaine pourrait porter un coup fatal au secteur touristique déjà réticent du pays, qui, contrairement à d’autres destinations à travers le monde, n’a pas réussi à atteindre le niveau d’afflux de touristes d’avant la pandémie de COVID (en 2019, l’île a accueilli plus de 4,2 millions de visiteurs, mais les chiffres actuels restent inférieurs à la moitié). La demande des pays émetteurs continue de chuter ces dernières semaines. Bien que la présence de touristes canadiens et russes, deux marchés clés, soit toujours significative, une diminution est attendue dans les semaines et mois à venir.
Cubains à Majorque
L’annonce de la pénurie de carburant pour avions a généré une inquiétude considérable parmi les membres de la communauté cubaine résidant aux Iles Baléares et actuellement en visite à Cuba. D’après la fédération des agences de voyages de Baleares (AVIBA), son président, Pedro Fiol, a confirmé qu’ils reçoivent de nombreux appels de cubains préoccupés par leur retour en Espagne.
« Curieusement, en raison d’un effet d’appel, une communauté cubaine importante est concentrée à Pollença », note-t-il. Contrairement à ceux qui vivent à Palma, originaire principalement de La Havane, ces derniers viennent de la province de Granma, dans l’Est de l’île. « D’habitude, ils rentrent pour Noël et reviennent fin janvier, mais beaucoup sont encore là-bas ». Fiol espère que les compagnies aériennes pourront répondre aux besoins de ces citoyens.
Points importants à retenir
- La crise énergétique à Cuba impacte le secteur touristique, avec des fermetures d’hôtels.
- Meliá Hotels a dû ajuster ses offres, entraînant la fermeture de plusieurs établissements.
- Le gouvernement cubain active un plan d’urgence avec des restrictions sur divers services.
- Le secteur aérien ressent la tension, avec des modifications potentielles des itinéraires prévues.
- La présence des touristes étrangers, bien qu’encore notable, est en déclin.
En tant que voyageuse passionnée, je suis particulièrement sensible à cette situation préoccupante qui touche un pays vibrant et riche en culture. Les séjours qui apportaient joie et découvertes semblent désormais teintés d’incertitude. Il est crucial, à mon sens, d’envisager ce qui se passe en Cuba non seulement comme une question économique, mais aussi comme un enjeu humain. Comment la communauté internationale peut-elle s’unir pour soutenir les cubains tout en préservant leur patrimoine culturel ?





