La Unidad Central Operativa (UCO) de la Guardia Civil a informé au juge en charge de l’affaire concernant Begoña Gómez, épouse du président du Gouvernement, qu’il n’existe pas de nouveaux éléments à enquêter en lien avec le sauvetage d’Air Europa.
Dans une lettre, à laquelle Europa Press a eu accès, la UCO a répondu au juge d’instruction, Juan Carlos Peinado, qui avait demandé si des faits nouveaux étaient apparus concernant le sauvetage de la compagnie aérienne durant la pandémie après qu’un particulier ait déposé une plainte. Ce particulier a affirmé qu’il existe des informations sur de « présumées comptes et dépôts bancaires » de Begoña Gómez pouvant être liés à son intervention dans le sauvetage d’Air Europa.
Il a suggéré à Peinado qu’il y a « suffisamment d’indices pour procéder à une enquête de base sur la présence et la propriété des comptes et dépôts bancaires » au nom de Gómez en République Dominicaine, qui pourraient être interprétés comme un bénéfice ou une commission pour son rôle dans le sauvetage d’Air Europa.
Cependant, la UCO maintient qu’il n’y a « pas de nouveaux faits observés ». Elle explique que « les contacts et les relations personnelles entre les intéressés dans l’opération financière et d’autres personnes » mentionnés par le plaignant « ne sont pas vérifiables en raison de l’absence de sources d’information à ce sujet ».
En conséquence, les agents estiment qu’il n’est pas possible de considérer ces éléments comme des faits nouveaux dans cette enquête. Concernant les informations bancaires à l’étranger mentionnées par le plaignant, la UCO indique qu’il est « impossible de se prononcer sur leur véracité et davantage sur leur lien avec les procédures d’Air Europa ».
Sur les assertions « concernant la façon dont le dossier a été traité », la Guardia Civil précise qu’il s’agit d’« informations administratives déjà présentes dans la procédure, soit par des sources accessibles au public, soit dans la documentation fournie par la SEPI ».
Un revers pour l’Audiencia Provincial
La décision de Peinado de demander ce rapport à l’Institut Armé a eu lieu en décembre, après que l’Audiencia Provinciale de Madrid ait bloqué, pour la quatrième fois, sa tentative d’enquêter sur l’épouse de Pedro Sánchez concernant l’aide accordée à la compagnie aérienne de Globalia.
La juridiction a donné raison à la défense de Gómez et à la Fiscalía, considérant que la demande de l’instructeur n’était pas fondée et se basait sur des informations médiatiques non pertinentes pour l’enquête. Peinado enquête sur Gómez pour cinq infractions présumées : trafic d’influence, corruption commerciale, appropriation indue de marque, intrusisme et détournement de fonds.
Points importants à retenir
- La UCO n’a trouvé aucun nouveau fait concernant Begoña Gómez et le sauvetage d’Air Europa.
- Une enquête a été demandée en lien avec de présumées comptes bancaires à l’étranger.
- Les agents ont déclaré que les relations personnelles évoquées ne sont pas vérifiables.
- Le dossier a été bloqué par l’Audiencia Provinciale pour manque de fondement.
- Des accusations de trafic d’influence et corruption pèsent sur Gómez dans cette affaire.
En tant que voyageuse engagée, je trouve essentiel de réfléchir sur l’impact que les actions de figures publiques peuvent avoir sur notre perception du pouvoir et de la transparence. Comment ces investigations influencent-elles notre confiance dans les institutions ? La route vers la vérité semble parfois sinueuse, mais elle est nécessaire pour garantir un avenir plus éclairé.





