Une organisation à but non lucratif, mandatée par le Congrès américain pour préserver les sites historiques, a récemment intenté une action en justice contre la Maison Blanche afin d’arrêter les travaux de construction d’une nouvelle salle de bal commandée par le président Donald Trump.
Le National Trust for Historic Preservation a déposé sa plainte vendredi, indiquant que la Maison Blanche avait omis de réaliser les évaluations nécessaires avant la démolition de l’aile est, effectuée en octobre dernier.
La plainte souligne qu’« aucun président n’est légalement autorisé à démolir des parties de la Maison Blanche sans aucune évaluation préalable — ni Donald Trump, ni Joe Biden, ni quiconque d’autre ». De son côté, la Maison Blanche a qualifié ce projet d’« ajout nécessaire et d’une grande beauté ».
Cette plainte constitue le premier défi juridique significatif lancé contre le projet de la salle de bal. L’organisation demande à un tribunal fédéral de Washington DC de suspendre la construction de cette extension jusqu’à ce que la Maison Blanche « respecte la loi en suivant les processus d’évaluation obligatoires », ce qui inclut une période de commentaires publics, selon un communiqué.
Carol Quillen, présidente du National Trust for Historic Preservation, a déclaré : « La Maison Blanche est sans doute le bâtiment le plus évocateur de notre pays et un symbole mondialement reconnu de nos idéaux américains puissants. » L’organisation se dit « contrainte » de porter l’affaire devant les tribunaux après avoir constaté que la Maison Blanche avait ignoré les préoccupations qu’elle avait soulevées en octobre.
Dans sa plainte, le groupe argue que la Maison Blanche a enfreint la loi en entamant les travaux sans avoir soumis de plans à la Commission de planification de la capitale nationale, en ne demandant pas d’évaluation environnementale du projet et en refusant de solliciter l’autorisation du Congrès. Elle accuse également Trump de violer la Constitution des États-Unis, qui réserve au Congrès le droit de disposer et d’établir toutes les règles concernant les propriétés appartenant aux États-Unis.
En réponse à la plainte, la Maison Blanche a affirmé que « le président Trump possède toute l’autorité légale pour moderniser, rénover et embellir la Maison Blanche, tout comme tous ses prédécesseurs l’ont fait ». L’aile est a été démolie en octobre pour permettre la construction de cette salle de bal multimillionnaire, prétendument financée par des donateurs privés.
Depuis lors, le projet a évolué d’une salle de bal pouvant accueillir 500 personnes à un espace capable d’accueillir 1 350 invités. La Maison Blanche avait pourtant promis que le plan de construction serait évalué par la Commission de planification de la capitale nationale avant le début des travaux, mais la plainte soutient que le site est actuellement en pleine phase de construction.
La plainte décrit les jardins de la Maison Blanche comme « un chantier de construction animé, avec des dizaines de travailleurs en train de poser des piliers, de stocker des matériaux et de rassembler des machines lourdes. Juste la semaine dernière, une immense grue de construction a été érigée sur le terrain de la Maison Blanche, et le président Trump a rapporté que les travaux du projet de la salle de bal étaient audibles toute la nuit. »
La semaine dernière, la Maison Blanche a remplacé l’architecte en chef supervisant le projet, ce dernier ayant apparemment connu des désaccords avec les responsables de Trump concernant la taille et l’ampleur de l’extension.
Points importants à retenir
- Le National Trust for Historic Preservation a informé qu’aucun président ne peut démolir des parties de la Maison Blanche sans évaluation préalable.
- La Maison Blanche a qualifié les projets de construction d’« ajout nécessaire ».
- Le tribunal pourrait ordonner une pause des travaux jusqu’à ce que les évaluations soient effectuées.
- Des préoccupations ont été soulevées quant à la conformité légale des travaux engagés.
- La construction d’une nouvelle salle de bal est désormais envisagée pour accueillir un plus grand nombre de personnes.
À travers cette affaire, je me sens interpellée en tant que voyageuse et observatrice. La Maison Blanche, au-delà de son statut de symbole national, représente une partie de notre histoire collective. Les décisions prises aujourd’hui auront des implications sur la façon dont les générations futures percevront ce lieu emblématique. Cette situation soulève la question cruciale : où plaçons-nous la frontière entre modernité et préservation de notre héritage culturel ?





