Guides touristiques : la vérité sur les freetours à Cádiz !

Guides touristiques : la vérité sur les freetours à Cádiz !

Question.– Combien de représentants de guides touristiques d’Espagne participeront à l’assemblée de la Confédération Espagnole des Fédérations et Associations de Guides Officiels Touristiques d’Espagne qui se tiendra à partir de ce mardi 9 décembre ?

Réponse.– Je pense que nous serons environ 110 venus de toute l’Espagne et appartenant à la CEFAPIT.

Q.– Quels sont les principaux défis auxquels font face les guides touristiques officiels ?

A.– Avancer vers l’excellence avec un service de formation continue, tout en maîtrisant la pollution sonore, les problèmes de viabilité dans certaines villes, et bien sûr, en luttant contre le travail non déclaré, car c’est ce que la loi impose. En définitive, notre objectif est d’offrir un service de qualité.

Q.– Comment envisagez-vous le contrôle de la pollution sonore ?

A.– Dans les villes, la demande a considérablement augmenté ces dernières années, et il y a beaucoup de bruit dans les rues à cause des systèmes de sonorisation utilisés par le passé. Nous utilisons toujours des radios-guides, un système avec un émetteur et un récepteur qui permet de parler à un volume normal sans générer de pollution sonore. Il est essentiel d’harmoniser l’industrie touristique, vieille de plus d’un siècle, avec la population locale.

Q.– En ce qui concerne la mobilité des autocars, y a-t-il encore des problèmes à ce sujet ?

A.– Nous nous conformons à la législation. Par exemple, à Cádiz, nous ne nous arrêtons pas à La Caleta, car certaines zones ne doivent pas être congestionnées. Avec seulement cinq kilomètres carrés, nous avons une zone désignée pour charger et décharger les autocars à la Plaza Sevilla, derrière les bus touristiques. Cela concerne toutes les villes d’Espagne.

Q.– Combien de guides touristiques exerce-t-il dans la ville et la province ?

A.– Nous sommes 20 guides habilités par la Junta de Andalucía à Cádiz. Bien que nous soyons tous habilités selon les langues et les qualifications, d’autres guides provenant d’autres communautés peuvent également travailler ici. En province, nous sommes plus de 400.

Q.– Y a-t-il encore beaucoup de travail non déclaré dans la profession ?

A.– Oui, cela persiste. Ce n’est pas nouveau. C’est à l’administration de faire respecter la loi. Nous, en tant que professionnels, attachons une grande importance à la qualité du service et à la formation. Nous payons nos impôts pour profiter des prestations qu’ils offrent.

Q.– Parlez-vous surtout des freetours concernant le travail non déclaré, mais qu’en est-il des visites théâtralisées ?

A.– Non, les visites théâtralisées sont souvent gérées par des entreprises légalement constituées et dirigées par des historiens. Mon propos se limite à ceux qui ne détiennent pas de licence pour exercer la profession.

Q.– Y a-t-il beaucoup de freetours à Cádiz ?

A.– Oui, il y en a quelques-uns et des plateformes organisées. Cependant, nous continuons notre travail car notre public est différent de celui qui opte pour ces freetours.

Q.– Avez-vous déjà porté plainte ?

A.– Pas encore. Si notre activité avait été sérieusement impactée par les freetours, nous aurions agi. Mais nous sommes reconnaissants de continuer à travailler grâce à la confiance dont nous jouissons.

Q.– Avez-vous reçu des plaintes sur la touristification de la ville ?

A.– Non. Nous avons eu des réunions avec des associations de quartier, mais leurs préoccupations concernent d’autres problèmes, comme la gestion des locations touristiques. De notre côté, nous avons des règles strictes sur le bruit pour ne pas perturber la vie des résidents.

Q.– Est-ce vrai qu’un certain nombre de professionnels ont reçu des plaintes de voisins ?

A.– Oui, mais généralement, quand nous agissons avec respect, la réciprocité est là. Nous travaillons à Cádiz, une province merveilleuse, riche en diversité.

Q.– Pendant votre rencontre, vous visiterez Cádiz, Jerez et La Breña. N’est-ce pas peu de temps pour découvrir la région ?

A.– C’est en effet court. Toutefois, les obligations professionnelles rendent ces rencontres difficiles. C’est pourquoi nous choisissons ces dates après le pont de décembre.

Q.– Cádiz est plus populaire que jamais, avec des médias internationaux qui la recommandent. Pensez-vous qu’une bulle pourrait se former ou qu’il faudra davantage de guides touristiques ?

A.– Une nouvelle génération de guides commence à émerger. Cela pourrait indiquer un besoin croissant. De plus, avec des événements culturels et gastronomiques, les opportunités se multiplient, et notre province est encore assez spacieuse pour accueillir plus de visiteurs.

Points importants à retenir

  • La participation à l’assemblée de guides touristiques à partir du 9 décembre se chiffre à environ 110 représentants.
  • Les défis majeurs incluent la pollution sonore et le travail non déclaré.
  • Le respect des réglementations est crucial pour la mobilité des autocars dans les villes.
  • À Cádiz, il y a environ 20 guides officiels et plus de 400 dans la province.
  • Il existe une réticence liée aux freetours, bien que des réglementations soient en place.
  • Les guides continuent de maintenir un haut niveau de service et de professionnalisme malgré la concurrence.

En tant que voyageuse passionnée, je me sens toujours interpellée par l’évolution des pratiques touristiques. La coexistence harmonieuse entre les visiteurs et les habitants est essentielle pour préserver l’authenticité de nos destinations. Ce dialogue entre tradition et innovation est la clé, et cela mérite une réflexion sur notre façon de voyager et de partager nos expériences. Qu’en pensez-vous ?



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