Le ciel de la plage de Martiánez, au Puerto de la Cruz, suscite actuellement une vive attention parmi les secouristes et les baigneurs. Cette année, un décès tragique et plusieurs atterrissages ratés tant dans l’eau que dans les zones environnantes — comme la piscine naturelle de Laja de la Sal ou près du tunnel de la route de l’Est — ont ravivé les inquiétudes concernant l’absence de régulation des atterrissages sur le littoral de la ville. Les sauveteurs insistent sur le fait qu’il ne s’agit pas de créer des tensions, mais plutôt de collaborer afin de trouver des solutions viables.
Les professionnels chargés de surveiller les plages soulignent que le problème ne réside pas dans la pratique elle-même, mais plutôt dans les risques associés à l’atterrissage dans des conditions inappropriées. “Les pilotes qui volent ici sont des experts, mais ce qui pose problème, c’est que cette zone n’est pas un point d’atterrissage officiel, et ils le font à proximité des baigneurs”, déclare l’un d’eux, fort de 22 ans d’expérience.
La nécessité d’une régulation
Depuis toujours, la plage est utilisée de manière informelle comme espace d’atterrissage, bien qu’elle ne soit pas aménagée à cet effet. Un espace a été désigné derrière le stade El Peñón, mais de nombreux parapentistes finissent par descendre à Martiánez, notamment ceux qui décollent de La Paz ou Izaña. “C’est une pratique ancienne, mais cela ne signifie pas qu’elle soit sécurisée”, souligne Sergio Abrante, secouriste depuis 19 ans. La situation est similaire à la plage de Jardín : l’espace pour atterrir côtoie les utilisateurs de la plage.
Deux parapentistes anonymes partagent cette préoccupation, exprimant le souhait d’avoir un endroit pour atterrir sans déranger personne. Ils soulignent qu’un “espace idéal” pourrait être établi derrière El Peñón et le Centre de Sports Nautiques de Tenerife. “Il est essentiel de réguler cette activité pour éviter les désagréments, car atterrir sur une plage aussi fréquentée est délicat”, expliquent-ils.
Prévention
Les secouristes s’accordent à dire qu’il s’agit d’une question de prévention, et non de mauvaise volonté envers les pilotes de parapente. Ils réclament davantage de sécurité pour tous : “Il y a des jours où nous voyons les voiles atterrir juste au-dessus des gens. Cela peut sembler anodin, mais cela peut provoquer des blessures graves”, rappellent-ils.
Sur des plages comme El Socorro à Los Realejos, un arrêté municipal interdit l’atterrissage des parapentes, permettant ainsi à la police locale d’intervenir en cas de non-respect. “Ici, il n’existe aucune régulation, donc ils ne peuvent pas être sanctionnés même s’ils se posent en plein milieu de la plage”, précisent-ils. La mise à disposition d’une zone près d’El Peñón pourrait, en revanche, apporter une solution durable à ce problème qui perdure depuis des années.
Atterrissages d’urgence
Le risque d’atterrissages forcés suscite également des inquiétudes. Ces dernières années, le nombre d’atterrissages inappropriés a augmenté, certains ayant eu lieu dans des endroits dangereux comme les falaises ou la piscine naturelle de Laja de la Sal. “Un parapente en tandem a fait une chute récemment et le pilote s’est retrouvé accroché à la paroi de pierre de la piscine. Heureusement, il s’en est sorti indemne, mais cela ne doit pas dépendre de la chance”, rappellent-ils.
La plage de Martiánez se distingue par sa taille réduite et la présence de rochers, rendant difficile l’établissement d’un espace sécurisé pour l’atterrissage. Lorsque la marée monte, la plage se rétrécit davantage, laissant peu de place.
Garantir la sécurité
Les secouristes ont demandé une rencontre avec la mairie du Puerto de la Cruz pour collaborer avec la Fédération de Parapente et la police locale afin de trouver une solution. “Cela nous préoccupe, car chaque seconde compte lorsque le parapente chute à la mer. Mais nous ne pouvons pas prévoir ce type d’incident comme nous le faisons avec la mer ; notre intervention intervient souvent trop tard”, expliquent-ils.
Les secouristes insistent sur la nécessité d’établir une zone adéquate. “Il ne s’agit pas d’interdire, mais de garantir la sécurité”, concluent-ils. “Nous aspirons tous au même résultat : permettre aux pilotes de voler sereinement tout en garantissant aux baigneurs une expérience agréable, sans craindre un éventuel danger venant du ciel.”
Points importants à retenir
- La plage de Martiánez est utilisée de manière informelle pour les atterrissages de parapente, mais manque d’infrastructures sécurisées.
- Des incidents récents ont ravivé les préoccupations concernant la sécurité des baigneurs et des pilotes.
- Une régulation est nécessaire pour établir des espaces sécurisés afin de déterminer où les pilotes peuvent atterrir.
- Des lieux semblables ont déjà mis en place des restrictions pour protéger les usagers des plages.
- La collaboration entre les secouristes, autorités locales et pilotes est essentielle pour trouver des solutions durables.
En tant que voyageuse, je ressens l’importance cruciale de la sécurité dans ces espaces partagés. Chaque plage est un lieu de détente et d’évasion, mais les défis auxquels nous faisons face dans des environnements aussi fréquentés doivent être pris en compte. L’avenir de ces activités de loisir doit se construire dans le respect de tous : des pilotes comme des baigneurs. Alors, comment pouvons-nous collaborer pour garantir que tout le monde puisse profiter pleinement de ces merveilles naturelles tout en assurant notre sécurité ?





