Les Paradores de Turismo ont décidé de se séparer de Fernando Tizón, directeur du Parador de Sigüenza (Guadalajara), après presque sept ans à la tête de cet établissement emblématique. Cette décision survient à la suite des révélations faites par un média sur des événements survenus durant la pandémie, en particulier les fêtes organisées par l’ex-ministre José Luis Ábalos. Selon des sources internes, cette éviction a surpris, étant donné que la gestion de Tizón avait été jugée positive, sa durée dépassant même le mandat habituel de cinq ans. En effet, la relation entre Paradores et Tizón était si étroite qu’en 2024, le gouvernement avait approuvé un investissement significatif pour rénover le parador et avait nommé Tizón directeur d’un autre établissement à Molina de Aragón, en parallèle de son poste à Sigüenza. Ce dossier suscite un vif intérêt en raison des circonstances ayant entraîné la destitution de Tizón et des révélations concernant les fêtes en question, mises au jour par l’équipe de ce média.
Fernando Tizón a pris la direction du Parador de Sigüenza en novembre 2018. À son arrivée, sa gestion était considérée comme réussie par l’entreprise et son conseil d’administration. Les mandats des directeurs des Paradores de Turismo ne sont pas fixés à une durée déterminée, car il s’agit d’un poste de désignation libre au sein d’une société d’État, sous la supervision de la Direction Générale. Toutefois, les nominations et départs sont généralement liés aux performances, restructurations internes et évolution de la direction. Bien que la fin de mandat de Tizón ait été prévue en novembre 2023, sa durée a été étendue au-delà du délai habituel en raison des bonnes évaluations de sa gestion. Mais sa trajectoire a changé suite à la diffusion des informations concernant les fêtes de José Luis Ábalos.

Les fêtes de José Luis Ábalos au Parador
Selon des témoignages d’employés, l’ex-ministre de Transport, José Luis Ábalos, aurait séjourné au Parador en mai 2021, lors d’une célébration privée ayant causé des dommages considérables. Accompagné de son conseiller et de plusieurs personnes, il aurait loué la salle présidentielle, tandis que d’autres membres de son entourage se seraient installés dans une suite adjacente. Des employés rapportent que des scènes festives y ont eu lieu, entraînant un notable désordre.
Un témoignage marquant provient d’un employé de maintenance, J.L.A., qui a relaté des dommages visibles dans la salle présidentielle, tels qu’un téléphone arraché, une lampe cassée et des murs tachés de vin. De surcroît, il a découvert ce qu’il a appelé des « traces de cocaïne » à côté d’une boîte de masques laissée là. Suite à cet incident, il a mis en garde une collègue en lui disant : « Mets des gants, il y a des restes. »
La réaction de Fernando Tizón et le suivi des journalistes
Après les révélations concernant le Parador de Sigüenza, ce média a engagé une enquête. Une rencontre avec Fernando Tizón a été organisée lors de laquelle il a nié les allégations. Toutefois, un comportement inquiétant a été remarqué chez ses collaborateurs, notamment le responsable de maintenance.
Suite à cette réunion, l’équipe de journalistes a été suivie par un véhicule associé à Tizón jusqu’à leur départ de Sigüenza, suscitant des interrogations quant à cette intrusion. Lorsque Tizón a été interrogé à ce sujet, il a d’abord dénié, avant d’expliquer que sa réaction était due à la surprise de voir les journalistes se diriger vers un autre quartier au lieu de retourner à Madrid.
Un moment clé de l’enquête fut le récit de J.L.A., qui a décrit des dégâts dans la salle présidentielle et a maintenu un contact avec l’équipe de journalistes. Une nuit, dans un parc de Sigüenza, il a partagé son récit en proie à une vive nervosité. À un moment donné, il s’est alarmé, avisant d’une présence suspecte de personnes ayant suivi l’équipe. Il a affirmé : « Oui, total… S’il vous plaît, coupez. »
La destitution de Fernando Tizón
Suite aux révélations sur les fêtes de José Luis Ábalos et aux tentatives infructueuses de Tizón de stopper l’enquête, Paradores a décidé de le destituer. Son poste sera désormais occupé par Uxía López. Bien que l’entreprise n’ait pas communiqué sur le sort de Tizón, des sources proches mentionnent qu’il a été redirigé vers le Parador de Lerma, à Burgos, imposant ainsi un déménagement. Cette décision est perçue comme un message clair sur l’importance de préserver l’intégrité de la marque et la confiance du public envers l’institution.
Points importants à retenir
- La destitution de Fernando Tizón survient dans un contexte de révélations compromettantes.
- La gestion de Tizón avait été jugée positive jusqu’à récemment.
- Des comportements inappropriés lors du séjour d’un ancien ministre ont été signalés.
- Les tentatives de dissuader les journalistes soulèvent des questions éthiques.
- La direction de Paradores insiste sur l’importance de maintenir une bonne image pour l’établissement.
En tant que passionnée de voyages, je me demande comment une simple décision de gestion peut avoir des répercussions sur l’intégrité d’un établissement. Les voyages et le tourisme doivent être des expériences enrichissantes et éthiques. Cela nous pousse à réfléchir sur la responsabilité des acteurs du secteur et le respect dû à chaque destination. Quel regard devrions-nous porter sur ces événements, alors que nous aspirons à découvrir le monde dans toute sa splendeur?





