
Le bâtiment brutaliste de Craigavon, Marlborough House, a été officiellement classé, une décision qui divise les avis.
Depuis cinq décennies, ce grand immeuble de bureaux suscite des opinions variées. D’étranges comparaisons ont été faites, le qualifiant tour à tour de “marmite”, “Lego” et “gelée d’œuf”. Inauguré dans les années 1970, il abrite des travailleurs du secteur public.
Ce classement B1, marqué pour les bâtiments d’importance locale, valorise un exemple significatif d’une période ou d’un style architectural.
Maureen Miller, dont le mari a travaillé dans ce bâtiment, souligne l’importance de son caractère unique : “C’est inhabituel, je ne pense pas avoir déjà vu quelque chose de similaire auparavant. D’un point de vue purement esthétique, il serait judicieux de le conserver. Je ne pense pas que le classement soit déraisonnable.”.
Ce statut de classement permet certaines modifications, mais l’aspect général doit être préservé. Alors que des travailleurs gouvernementaux se préparent à quitter le site dans les mois à venir, des interrogations émergent quant au timing de cette décision qui pourrait influencer les investissements et l’avenir du bâtiment.

Ronnie Hanna exprime son scepticisme : “C’est incroyable qu’il soit classé. C’était un bâtiment très fonctionnel, je ne vois pas d’autre utilisation appropriée.”.
Hayley Smith, de Portadown, propose d’autres idées : “C’est certes un bâtiment peu attrayant, mais pourquoi ne pas envisager des entreprises, des petites exploitations, ou même un hôtel ? J’aimerais voir quelque chose de nouveau s’y développer.”.
Une fois les travailleurs partis, le Département des Finances se propose d’offrir l’immeuble à d’autres organismes publics. Si ceux-ci ne manifestent pas d’intérêt, il sera mis sur le marché.

Gareth Wilson, membre du conseil municipal, craint que ce classement n’attire pas d’investissements : “C’est un bâtiment à la réputation partagée. Je ne pense pas que les implications aient été pleinement comprises.”.
John Anderson de la Société du Patrimoine Architectural d’Ulster considère pourtant que Marlborough House mérite d’être protégé : “C’est un exemple unique d’architecture d’époque moderniste. Aucun de ces bâtiments ne devrait être laissé à l’abandon sans un plan de réutilisation.”.
Le sort de Marlborough House est désormais entre les mains des décideurs. Le Département des Finances reconnaît que ce classement pourrait compliquer la vente du bâtiment, mais affirme : “Nous continuerons à travailler avec nos collègues du secteur public pour envisager une utilisation alternative.”.
Points importants à retenir
- Marlborough House a été classé B1, valorisant son importance architecturale locale.
- Les opinions divergent quant à son utilisation future, certains y voyant un potentiel pour des entreprises ou un hôtel.
- Le classement permet des modifications, mais conserve l’aspect extérieur du bâtiment.
- Des préoccupations existent sur l’impact du classement sur les investissements futurs et l’état général du bâtiment.
- Le bâtiment reste un symbole des diverses opinions sur l’architecture moderne.
En tant que voyageuse, je ressens un profond attachement à ces structures emblématiques qui définissent nos villes. Marlborough House est un exemple parfait de la façon dont l’architecture peut être à la fois source de questions et de réflexions sur notre héritage. La protection de tels bâtiments mérite une attention renouvelée, car ils incarnent l’histoire et la diversité de nos paysages urbains. Quel avenir souhaitons-nous pour nos espaces ? À nous d’ouvrir la discussion et de chercher des solutions innovantes.





