Une enquête conjointe menée par la Police Municipale et la Police Nationale a établi que l’agente ayant tiré sur un immigrant sénégalais qui tentait de poignarder des policiers a agi de manière appropriée et dans le respect de ses prérogatives.
Selon les conclusions du groupe des Homicides de la Brigade de Police Judiciaire de Madrid, l’agente a respecté scrupuleusement les protocoles en vigueur. Les enquêteurs ont étudié minutieusement les vidéos enregistrées par les pistolets électriques utilisés par les policiers durant l’incident.
Ces derniers ont en effet ouvert le feu avec ces pistolets pour neutraliser l’agresseur, armé de deux grands couteaux de cuisine.
Enregistrement automatique des pistolets électriques
Les pistolets électriques utilisés par les forces de sécurité déclenchent automatiquement un enregistrement à chaque utilisation. Ces images ont prouvé que l’agente de la Unité Centrale de Sécurité (UCS) de la Police Municipale a utilisé son arme conformément à la législation pour empêcher l’agresseur de leur porter atteinte.
Les décharges électriques n’ont pas eu l’effet escompté sur l’immigrant. Au contraire, il est devenu encore plus agressif, attaquant les policiers tout en criant « Allah est grand ! », moment où il a été touché par la balle de l’agente.
L’enquête interne de la Police Municipale a corroboré ces conclusions, s’appuyant sur les enregistrements vidéo et sur les témoignages des autres agents ainsi que de deux voisins que l’agresseur avait retenus chez eux après son intrusion.
Le suspect retranché chez des voisins
Les événements ont débuté à la gare de Pitis, où le suspect a frappé un agent de sécurité avec une pierre, le laissant grièvement blessé.
Poursuivi par la Police Municipale, il a pénétré dans un appartement de l’avenue Ventisquero de la Condesa, où il s’est retranché pour affronter les policiers tout en menaçant les résidents.
Les forces de l’ordre ont tenté de persuader le suspect de se rendre, mais sans succès. Coincé, il a tenté d’attaquer les policiers, qui ont riposté en l’aspergeant de décharges électriques, sans succès en raison des couches de vêtements qu’il portait, et il a coupé les fils des pistolets avec ses couteaux.
Mise en détention provisoire
Dans un dernier effort, le suspect a de nouveau tenté de poignarder les policiers en hurlant « Allah est grand », moment auquel l’agente a tiré, le touchant à l’épaule.
Une équipe du SAMUR-Protection Civile a réussi à stabiliser la victime et l’a transportée d’urgence vers un hôpital, où il a été soigné avant d’être placé récemment en détention provisoire.
Points importants à retenir
- Les enquêtes ont validé les actions de l’agente en se basant sur des preuves vidéo et des témoignages.
- Le pistolet électrique a été inefficace contre le suspect, qui a réussi à le désactiver.
- Le suspect a montré une grande résistance face aux forces de l’ordre, allant jusqu’à menacer des civils.
- L’incident souligne les défis rencontrés par les forces de sécurité lors d’interactions avec des personnes agressives.
- La situation met en lumière l’importance des protocoles en matière d’utilisation de la force par la police.
La complexité des interactions entre les forces de l’ordre et les citoyens dans des situations de crise mérite une réflexion approfondie. À travers cette affaire, je m’interroge sur la fine ligne entre protection des agents et droits des citoyens. Quelles mesures devraient être envisagées pour garantir la sécurité de tous, tout en respectant les droits individuels ?




