À Castellón, la province réduit encore une fois sa participation au programme de tourisme pour les seniors proposé par l’Imserso. Cette saison 2026-2027, **dix hôtels situés dans quatre municipalities** accueillent des seniors, contre onze l’année précédente. Ce déclin est attribué à la faible rentabilité des tarifs qui, selon Hosbec, ne couvrent pas les coûts d’exploitation. L’association patronale a alerté sur les conséquences financières d’un éventuel retrait des hôtels et souligne la nécessité de revoir les conditions économiques de ce programme, surtout dans un lieu comme Castellón où la lutte contre la saisonnalité est cruciale.
Pour cette saison, Castellón propose donc **dix établissements répartis sur quatre destinations**. Peñíscola concentre la majorité des offres avec cinq hôtels : **Acuasol, Acuazul, RH Casablanca, Acualandia et RH Don Carlos**. Oropesa del Mar ajoute trois établissements : **Magic Sports, Magic Fantasy et Magic Games**, complétés par le **RH Vinaròs Playa** à Vinaròs et le **Jaime I** à Castelló de la Plana.
Cette diminution implique la non-participation de l’établissement **Peñíscola Plaza Suites**, un retrait notoire car ce programme a historiquement joué un rôle fondamental pour maintenir l’activité touristique durant les périodes creuses.
Pour la saison 2026-2027, l’Imserso maintient son programme avec **879.213 places**, dont plus de la moitié (440.284) sont allouées à des destinations côtières. Les séjours incluent hébergement et, sur la côte, pension complète, ainsi que le transport si prévu.
Les conditions économiques du programme suscitent un vif mécontentement dans le secteur. Mayte García, directrice exécutive de **Hosbec**, rappelle que les établissements sont sous pression financière. Les hôtels estiment qu’un coût d’environ **35 euros par jour et par touriste** est nécessaire pour offrir un service adéquat, une évaluation conservatrice selon García.
À l’inverse, la compensation fournie est d’environ **25 à 26 euros par touriste et par jour**, avec des exceptions atteignant **28 ou 29 euros**. Cette disparité met les hôtels en difficulté pour couvrir leurs frais.
La pression sur les établissements côtiers à Castellón est particulièrement intense, où l’activité hôtelière décline durant l’hiver. L’Imserso a servi de mécanisme pour **maintenir les hôtels ouverts hors saison**, protégeant ainsi les emplois et réduisant l’impact de la saisonnalité.
Malheureusement, la dégradation des marges financières pousse de plus en plus d’établissements à envisager leur désengagement du programme. Certains choisissent de fermer en hiver, tandis que d’autres tentent de diversifier leurs activités vers des segments plus stables, comme le tourisme d’affaires ou les événements sportifs. “Travailler avec Imserso équivaut quasiment à travailler à perte”, conclut la responsable de Hosbec, signalant que la réduction des hôtels et des places proposées remet en question la capacité du programme à lutter contre la saisonnalité.
Dans cette région, la question de la dépendance à l’activité touristique l’illustre encore davantage. La province souffre d’une forte dépendance aux mois d’été pour le tourisme et doit générer de la demande durant toute l’année. Ainsi, selon García, le secteur tente d’investir pour adapter ses infrastructures et développer de nouveaux produits pour “remplir les hôtels plus longtemps”.
Malgré des marges réduites, certains établissements continuent de rejoindre le programme, car **maintenir un hôtel ouvert a également un coût**. Pour plusieurs hôteliers, un faible retour sur investissement est préférable à une fermeture totale pendant la saison creuse ou à des réductions rapides d’effectifs.
Cette situation explique, en partie, pourquoi la baisse de participation n’est pas plus marquée. La présence de **grandes chaînes hôtelières** contribue également à compenser les résultats déficitaires de certains établissements en s’appuyant sur la rentabilité d’autres hôtels au sein de leur réseau.
Un programme en quête de révisions
Face à ces enjeux, Hosbec réclame un ajustement du programme pour éviter la diminution des établissements qui compromettrait son efficacité à déseasonnaliser les destinations touristiques.
Une des principales revendications est d’**actualiser les tarifs** au moins en rapport avec l’inflation pour que la rémunération puisse refléter l’évolution des coûts. L’association propose également une révision du modèle concernant les séjours côtiers et davantage de flexibilité dans les conditions de commercialisation.
Des éléments comme le type d’hébergement sont également à revoir. Les séjours incluent actuellement **pension complète**, une condition que le secteur juge à adapter aux nouvelles réalités des établissements et des usagers.
Points importants à retenir
- La participation des hôtels au programme de tourisme pour seniors à Castellón a diminué, révélant des tensions économiques dans le secteur.
- Les coûts d’exploitation dépassent largement les revenus générés par le programme, alimentant un climat d’incertitude.
- Les établissements cherchent des alternatives pour générer de la demande tout au long de l’année, au-delà de l’été.
- La nécessité d’une révision des tarifs et des conditions du programme s’impose pour maintenir l’équilibre du secteur hôtelier.
- La moindre participation pourrait fragiliser la capacité des destinations touristiques à attirer des visiteurs en dehors des périodes de pointe.
En tant que voyageuse engagée, je ne peux m’empêcher de réfléchir à l’importance de soutenir des projets qui favorisent un tourisme inclusif et durable. Il est essentiel de trouver des solutions qui permettent aux hôtes de profiter d’une expérience enrichissante tout en préservant les intérêts économiques des régions que nous explorons. Comment pouvons-nous, en tant que sociétés, équilibrer tourisme et rentabilité, tout en respectant cet élan collectif vers un avenir plus durable ?





