Une enseignante a tiré la sonnette d’alarme concernant les coûts qui empêchent les enfants d’apprendre à nager, alors que les chiffres montrent qu’un quart des élèves quittent l’école primaire sans savoir nager 25 mètres.
Caroline Greenland, responsable des sports à l’école Thomas Bullock à Shipdham, dans le Norfolk, a constaté qu’un nombre croissant d’enfants n’avaient jamais eu l’occasion de se rendre dans une piscine avant l’âge de sept ans.
Bien que la natation et la sécurité aquatique fassent partie du programme scolaire national, des obstacles financiers rendent difficile pour les écoles de proposer des cours supplémentaires ou pour les enfants de suivre des leçons de manière autonome.
Les données du ministère de l’Éducation, obtenues par la BBC, indiquent que des milliers d’enfants n’ont pas atteint des objectifs cruciaux l’année dernière.
Greenland, dont l’école propose des cours en année 3 et en année 6, a expliqué : « Pour les familles avec plusieurs enfants, c’est tout simplement trop cher. En moyenne, cela coûte 30 £ par mois. »
L’école Thomas Bullock figure parmi les meilleures en matière de compétence en natation dans le comté, avec 89 % des élèves de 2025 capable de nager sur 25 mètres.
Cependant, elle a mis en garde contre la possibilité que les taux de compétence en natation chutent à l’avenir, alors que les écoles peinent à financer davantage de leçons que le minimum requis.
Points importants à retenir
- Un quart des enfants sortent de l’école primaire sans savoir nager 25 mètres.
- Un nombre croissant d’enfants n’ont jamais visité une piscine avant l’âge de sept ans.
- Les barrières financières rendent l’accès à des leçons de natation plus difficile.
- Le coût moyen des leçons de natation s’élève à 30 £ par mois.
- 89 % des élèves de l’école Thomas Bullock savent nager 25 mètres, reflétant un bon niveau de compétence.
En tant que citoyenne engagée, il est troublant de réaliser que les compétences aquatiques, si essentielles à la sécurité de nos enfants, sont menacées par des considérations financières. Comment se fait-il que l’accès à l’apprentissage de la natation, une activité cruciale, dépende du portefeuille des familles ? Cette réalité soulève une question personnelle : que serions-nous prêts à faire pour garantir que chaque enfant puisse nager en toute sécurité ?





