Les femmes, dont les noms ont été modifiés pour préserver leur identité, ont toutes fréquenté l’AFC au cours des cinq dernières années.
Une jeune femme, Tilly, a partagé avec la BBC son expérience traumatisante : à 17 ans, elle a été agressée par plusieurs soldats qui l’ont conviée dans leur chambre. “Ils ont commencé à m’enlever mes vêtements, puis cela a conduit à des actes auxquels je n’ai pas consentis. J’ai été violée… par plusieurs soldats du même âge que moi. Cela a duré des heures. Je me suis sentie comme un bout de viande.”
Le récit d’une autre femme a été raconté par sa mère, qui a révélé qu’Amy avait subi des agressions sexuelles et une quasi-violence sexuelle quotidienne durant sa formation. Le verrou de sa chambre ne fonctionnant pas, sa mère a déclaré qu’elle “se retrouvait à dormir devant la porte pour empêcher les soldats masculins d’entrer”.
Une autre victime d’agression à l’AFC a expliqué que les attitudes misogynes et le comportement du personnel de l’établissement avaient influencé certains des jeunes hommes. Elle se souvient d’un instructeur affirmant : “Tout tourne autour des femmes et de combien vous pouvez en avoir.”
De son côté, l’Armée a affirmé à la BBC qu’une visite de la Children’s Commissioner et des autorités de protection en janvier 2026 avait reconnu “la culture de soin et la confiance que les jeunes soldats ont pour exprimer leurs préoccupations”.
Elle a également précisé que le système disciplinaire de l’établissement avait été jugé “excellent” par l’inspection scolaire, Ofsted, qui effectue des visites tous les trois ans.
Ashleigh Percival-Borley, une vétérante ayant servi 13 ans dans l’Armée britannique en tant que sergent et instructeur multidisciplinaire, a exprimé que ce genre d’incidents lui avait “vraiment sapé sa confiance dans l’institution, et cela la rend triste”.
Dans une interview sur le programme Today de Radio 4, elle a évoqué le “niveau de frustration” ressenti par les femmes désireuses de servir dans l’armée. Les allégations qu’elle a entendues l’ont “écœurée” en tant que vétérante et ancienne instructrice, sachant combien il est vital d’incarner les valeurs et les normes de l’armée requises pour ce rôle.
Points importants à retenir
- Les témoignages de violences sexuelles parmi les jeunes militaires soulèvent des interrogations sur la protection des femmes.
- Des lacunes dans la sécurité des espaces personnels, comme des verrous de porte défectueux, exacerbent les risques d’agression.
- Les attitudes négatives des instructeurs semblent impacter le comportement des jeunes soldats.
- Malgré les assurances de l’Armée concernant un traitement des plaintes, le scepticisme persiste parmi les vétérans.
- Les femmes militaires expriment un besoin urgent de réformes pour instaurer un environnement de travail respectueux.
La situation est alarmante, et force est de constater qu’elle met en lumière des problèmes systémiques au sein de notre armée. En tant que citoyenne, j’éprouve une profonde indignation face à ces récits qui révèlent un manque de protection et de respect pour les femmes. Comment pouvons-nous envisager un avenir où l’égalité des genres devient une réalité si ces violences persistent ? Le chemin semble encore long pour instaurer une véritable culture de respect et d’équité dans cette institution.





